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Les régions du Québec passeront en zone orange, à l’exception du Grand Montréal

Il regarde vers sa gauche en conférence de presse.

Le premier ministre du Québec, François Legault

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

De nouveaux assouplissements aux mesures sanitaires entreront en vigueur après la semaine de relâche scolaire, ont annoncé en conférence de presse le premier ministre François Legault, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, et le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique, mercredi.

Ainsi, toutes les régions du Québec passeront en zone orange le lundi 8 mars, à l'exception de la grande région métropolitaine. Montréal, Laval, la Montérégie, les Laurentides et Lanaudière demeureront en zone rouge.

On ne peut pas changer la couleur de ces zones, a déclaré le premier ministre, expliquant qu'il pourrait bientôt y avoir une augmentation des cas et des hospitalisations en raison de la présence du variant britannique, plus contagieux que la souche de base du coronavirus.

Il y a un risque réel de troisième vague, a-t-il averti. Nous sommes tous tannés [sic], mais il faut rester prudents.

M. Legault a aussi annoncé mercredi quelques changements qui entreront bientôt en vigueur.

D'abord, certaines activités parascolaires pourront reprendre à compter du 15 mars partout au Québec. Ça va faire du bien aux jeunes, a déclaré le premier ministre. Le Dr Arruda a toutefois prévenu que des bulles devront être formées pour limiter la propagation du virus à l'extérieur de ces groupes.

De plus, l'assistance maximale des lieux de culte en zone orange passera le 8 mars de 25 à 100 personnes. En zone rouge, seuls les rassemblements de 10 fidèles continueront d'être tolérés, mais de nouveaux assouplissements devraient être annoncés sous peu.

Un plan de déconfinement progressif du sport devrait également être présenté la semaine prochaine. Entre-temps, les discussions se poursuivront entre la ministre Isabelle Charest et les fédérations sportives.

Idem pour les salles de spectacle, qui demeurent fermées en zone rouge. Le premier ministre François Legault préfère attendre de voir les conséquences de la semaine de relâche avant d’annoncer quoi que ce soit.

Il porte un masque à son arrivée à une conférence de presse.

La santé publique a cautionné toutes les décisions gouvernementales annoncées mercredi, a confirmé le Dr Arruda.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les décisions annoncées mercredi correspondent à un assouplissement, et non à un relâchement, a répété le Dr Arruda mercredi. Elles ont pu être prises grâce à la campagne de vaccination qui bat son plein, a expliqué François Legault.

Les menaces que représentent les nouveaux variants de la COVID-19 et la semaine de relâche, dont les effets ne peuvent pas encore être mesurés, ont toutefois convaincu les autorités de jouer de prudence, a souligné le premier ministre.

Cela dit, les espoirs pour le Grand Montréal avaient déjà été quelque peu anéantis mardi, lorsque le ministre Dubé avait rappelé en conférence de presse que la situation épidémiologique était la plus précaire à Montréal.

COVID-19                 : ce qu'il faut savoir

À l'heure actuelle, on estime que 15 % des Québécois vivent en zone orange. Seules les régions les plus éloignées de Montréal ont pu changer de palier dans les dernières semaines.

La première annonce en ce sens a eu lieu il y a un mois, lorsque François Legault a décrété que le Saguenay–Lac-Saint-Jean, le Bas-Saint-Laurent, l'Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Nord-du-Québec, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine passeraient en zone orange le 8 février. L'Outaouais s'est ajouté à cette liste le 22 février.

En règle générale, les restrictions liées à la COVID-19 sont plus souples en zone orange : le couvre-feu, au lieu de débuter à 20 h, s'applique à compter de 21 h 30; les restaurateurs peuvent servir certains clients en salle; les salles de spectacle et les salles d'entraînement sont ouvertes; etc.

L'annonce de mercredi touche environ deux millions de Québécois de la Capitale-Nationale, de Chaudière-Appalaches, de l'Estrie, de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Selon le ministre Dubé, on estime qu'à compter de lundi prochain, de 38 % à 40 % des Québécois vivront en zone orange.

Des mesures particulières continueront également de s'appliquer au Nunavik et sur les Terres-cries-de-la-Baie-James.

Cinq régions du Québec passent en zone orange malgré le risque d'une 3e vague

Quatre mois pour recevoir sa deuxième dose

Par ailleurs, le ministère de la Santé et des Services sociaux a fait savoir mercredi que le délai maximal pour recevoir une deuxième dose de vaccin passera de trois à quatre mois. C'est déjà le cas en Colombie-Britannique. C'est aussi ce que recommande le Comité consultatif national sur l'immunisation (CCNI).

Tous les Québécois ayant reçu leur première dose de vaccin verront donc leur second rendez-vous reporté, a confirmé le premier ministre Legault mercredi, à l'exception des résidents des deux premiers CHSLD à avoir été vaccinés, à Côte-Saint-Luc et à Québec, qui recevront comme prévu leur deuxième dose la semaine prochaine.

Ce report permettra de vacciner 250 000 Québécois de plus dans la tranche des 60 à 64 ans, a illustré le ministre Dubé.

Pendant ce temps, Ottawa continue d'approvisionner le Québec en vaccins. François Legault a indiqué mercredi avoir obtenu l’assurance du gouvernement fédéral de recevoir 800 000 doses d'ici la fin du mois de mars.

En ce qui a trait au vaccin d'AstraZeneca, Québec n'a pas encore statué sur la façon dont il sera utilisé. Le gouvernement Legault et la santé publique attendent pour ce faire les recommandations du Comité sur l'immunisation de l'INSPQ.

Le vaccin a été autorisé la semaine dernière par Santé Canada, mais le CCNI ne recommande pas son inoculation aux personnes âgées de 65 ans et plus en raison de l'insuffisance de données probantes sur l'efficacité dans ce groupe d'âge à l'heure actuelle.

C'est d'ailleurs pour cette raison que l'Ontario a annoncé mercredi qu'il l'administrera aux 60-64 ans.

Le nombre d'infections décelées au Québec est relativement stable depuis quelques semaines. Mercredi, les autorités de la santé publique ont recensé 729 cas et 19 décès supplémentaires.

Avec les informations de La Presse canadienne

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