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La FSIN veut revoir la politique de Raising Hope après la mort d’une résidente

Une femme dont on ne voit qu'une partie du côté droit du visage fume ce qui semble être un joint.

Le programme de logements supervisés par Raising Hope, à Regina, a été fortement critiqué pour un changement de politique ayant entraîné l'expulsion de résidentes et le licenciement d'employées.

Photo : iStock

La Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) demande au gouvernement provincial de procéder à un examen des politiques du programme Raising Hope, à Regina.

Cette demande survient après qu'une membre des Premières Nations qui était logée dans la résidence de l'organisme Raising Hope, Marylin Gordon, a trouvé la mort quatre mois après en avoir été expulsée.

Des critiques formulées à l’encontre du changement de politique de l’organisme auraient entraîné l’expulsion de Marylin Gordon, ainsi que le licenciement de plusieurs employées, selon un communiqué de la FSIN.

Le programme Raising Hope héberge des femmes souffrant de toxicomanie et est géré par l'organisme communautaire de Regina Street Workers Advocacy Project (SWAP).

L'institutionnalisation du programme aurait entraîné la perte des programmes culturels et de gestion des traumatismes, soutient la FSIN.

La Fédération déplore que les femmes dans le besoin soient laissées sans aucun soutien pour les aider dans leur guérison et que plusieurs personnes aient fait référence au centre comme à une prison.

Ces résidences sont censées aider et protéger les femmes des Premières Nations dans une situation fragile, et nous devons nous assurer qu’elles ont accès à du soutien, à la culture ou encore à la langue, sans quoi, elles seront encore plus vulnérables.

Une citation de :Heather Bear, vice-chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan

Les pensionnats nous ont appris quelque chose : si on supprime l’accès aux traditions ou encore à la culture d’un membre des Premières Nations, on lui enlève une partie de son identité , dit pour sa part le chef de la FSIN, Bobby Cameron.

Ce centre s’appelle Raising Hope. Dans le cas de Marylin Gordon, c’est le désespoir que le centre lui a apporté.

Une citation de :Bobby Cameron, chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan

La FSIN attend du gouvernement provincial qu’il agisse rapidement dans ce dossier pour que les femmes des Premières Nations ne soient pas laissées à elles-mêmes dans une société qui est déjà une grande source d’obstacles pour les peuples autochtones.

Une histoire similaire récente

Au début de l’hiver, une autre résidente de la résidence Raising Hope, Fay Munro, était menacée d’expulsion.

Bien qu’elle n’ait commis aucune infraction au règlement, a-t-elle affirmé, la menace d’expulsion serait due au fait qu'elle aurait formulé trop de critiques à l’encontre de l’organisation.

Celle dont l'enfant avait alors 11 mois a été soutenue par d’anciennes employées qui avaient demandé au gouvernement provincial d’intervenir dans ce dossier.

Après de nombreuses critiques, l’organisme SWAP a affirmé qu’il allait mener une étude indépendante.

Fay Munro a finalement été expulsée au début du mois de janvier, avant de pouvoir être relogée ailleurs avec l’aide d’anciennes employées du programme.

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