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Des résidents de Chelsea s’allient pour préserver une forêt près de chez eux

Un terrain boisé recouvert de neige.

Des résidents de Chelsea ont amassé 850000$ pour acheter le terrain d'une forêt près de chez eux.

Photo : Courtoisie / Carolyn Farquhar

Radio-Canada

Des résidents de Chelsea se sont mobilisés pour préserver une forêt de leur communauté en amassant 850 000 $ dans le but d’acheter le terrain de 57 acres sur lequel elle s’étend.

En temps de COVID, je pense que les gens ont réalisé à quel point ça pouvait être important, a expliqué une des instigatrices du projet, Lyne Daigle, en entrevue à l’émission Les Matins d’ici.

Elle a souligné que la pandémie a fait prendre conscience, aux membres de son voisinage, de la valeur du temps passé dans des espaces verts à proximité, comme la forêt en question qui longe l'autoroute 5.

Il y avait beaucoup plus de gens qui se promenaient en forêt et qui ont réalisé à quel point c’est important d’avoir un espace près de chez soi pour se dégourdir physiquement, mais aussi mentalement, a-t-elle ajouté.

Mme Daigle fait partie d’un collectif de 185 résidents de Chelsea qui contribuent financièrement à l’achat d’un terrain de 57 acres après avoir appris que celui-ci était convoité pour un projet de développement résidentiel.

Initialement, ce sont une dizaine de personnes, dont Mme Daigle, qui ont lancé l'initiative pour recueillir des fonds. La mobilisation citoyenne a commencé à s'organiser, en août dernier, moment où le bruit a commencé à courir qu'un possible développement résidentiel pourrait menacer la vocation du terrain vert.

On a eu une mobilisation citoyenne incroyable. On a eu un soutien exceptionnel.

Une citation de :Lyne Daigle, co-responsable du projet de la forêt Chelsea

La transaction permettra de préserver la vocation du terrain, a indiqué Mme Daigle, en précisant que l’organisme Action Chelsea pour le respect de l’environnement (ACRE) gérera la forêt. Il s’agit d’une organisation qui œuvre à la défense de l’intégrité écologique de Chelsea.

Ils ont le mandat d’en faire une aire protégée ou une zone de conservation à perpétuité, a affirmé Mme Daigle en spécifiant qu’ACRE agit aussi à titre de fiducie foncière.

Une forêt enneigée vue du ciel.

La transaction permettra de préserver la vocation du terrain, selon Lyne Daigle, co-responsable du projet de la forêt Chelsea.

Photo : Courtoisie / Sam Smith

Ça nous assure que le terrain va être conservé pour plusieurs générations, a-t-elle insisté.

Le regroupement de résidents de Chelsea a aussi bénéficié d’un don de 20 000$ fait par leur municipalité. L’argent, qui provient d’un programme de fonds vert, doit servir à couvrir les droits de cession immobilière, selon les précisions de Mme Daigle.

L’accord pour faire d’ACRE le gestionnaire du terrain doit se faire au cours du mois de mars.

Dans une précédente version de ce texte, nous indiquions que le groupe ACRE deviendra le propriétaire du terrain. En fait, ce sont les résidents qui seront propriétaires. Ces derniers ont mis leur argent en fiducie, et ACRE gérera leur argent et la forêt.

Une avenue à considérer à Gatineau?

La conseillère municipale du district d’Aylmer, Audrey Bureau, applaudit cette initiative citoyenne.

Ça a été largement compris le message que la protection du couvert forestier et des espaces naturels, c’est une priorité pour l’ensemble des citoyens. D’ailleurs, c’est pour ça que la Ville de Gatineau a annoncé récemment qu’elle s’engageait dans une vaste réforme de son cadre réglementaire pour la protection des forêts sur son territoire.

Elle, qui a défendu une meilleure protection du couvert forestier à Gatineau, croit que l'exemple de Chelsea est une avenue à considérer.

Il y a des enjeux monétaires qui sont importants à Gatineau quand on parle de la forêt Deschênes ou de la forêt Boucher. C’est des enjeux de plusieurs millions de dollars, donc le cadre financier est important. Mais que les citoyens soient mis à contribution s’ils le veulent, je pense que c’est une avenue intéressante qui devrait être considérée, dit-elle, alors que des consultations publiques doivent être lancées par la Ville sur le cadre réglementaire pour le couvert forestier et la protection des arbres.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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