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Des francophones appuient la formation de médecins à l’Université Dalhousie

Les étudiants anglophones doivent par exemple apprendre des expressions comme « avoir mal au cœur ».

Un stéthoscope.

Des simulations en français sont organisées à l'Université Dalhousie à l'intention de ses étudiants en médecine (archives).

Photo : iStock / Andrei Vasilev

Radio-Canada

Un exercice de simulation en ligne de « patients » francophones aura lieu mardi à l'Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, à l’intention des étudiants en médecine.

Des acteurs francophones amateurs ou professionnels simulent des symptômes dans le cadre de cet exercice. Une première initiative du genre a eu lieu en novembre et elle a eu suffisamment de succès pour qu'une autre ait lieu.

Le projet pilote a vu le jour l'an dernier, lors d'une conférence en Ontario, explique l’un des organisateurs. L’une des idées était de commencer à faire des projets, des événements de patients simulés, en français pour les étudiants en médecine. De là, on a commencé à l’organiser, a indiqué Michel Nader, étudiant en médecine à Dalhousie, en entrevue à l'émission Le réveil, d'ICI Acadie.

Déjà, dans notre programme anglophone, on utilise des patients simulés pour apprendre comment prendre une histoire médicale pour comprendre les symptômes d’un patient. Donc, on voulait faire la même chose, mais en français, précise-t-il.

Ce serait la première fois qu’une université canadienne anglophone prenait une initiative du genre en français, selon M. Nader.

Il y a plusieurs universités au Canada qui ont un double programme [anglophone et francophone], mais c’est la première fois qu’une faculté de médecine [anglophone] a pu faire un événement comme celui-là, où on a des patients simulés francophones pour les étudiants, affirme Michel Nader.

La première simulation en novembre s’est très bien déroulée, estime M. Nader. Il rapporte qu’une douzaine d’étudiants et plusieurs acteurs francophones y ont participé. D’autres francophones ont observé l’exercice et donné ensuite leurs conseils aux étudiants.

Selon lui, il n’y a pas assez de services en français. Même les acteurs, qui sont aussi des patients dans la vraie vie, étaient tellement contents que l’on commence à faire ça.

Tous les étudiants avaient été familiarisés au préalable à la terminologie médicale en français. Les étudiants anglophones devaient comprendre, par exemple, qu'un patient francophone qui dit avoir mal au cœur peut éprouver des nausées sans ressentir littéralement une douleur au cœur.

La prochaine simulation aura lieu mardi.

Avec les renseignements de l’émission Le réveil / Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador

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