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Opioïdes : les bénéficiaires d’un programme annulé pourront terminer leur traitement

La décision survient alors que des bénéficiaires ont entamé une contestation judiciaire de la fin du programme.

Une femme s'injecte de l'hydromorphone dans une clinique de Vancouver.

La Colombie-Britannique a été la première province à offrir des traitements à l'hydromorphone contre la dépendance aux opioïdes. L'Alberta a suivi en 2018.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Deux cliniques albertaines offrant un traitement de dernier ressort pour la dépendance aux opioïdes fermeront d’ici la fin du mois, mais le gouvernement allouera un financement de 6 millions de dollars pour permettre aux personnes déjà inscrites de poursuivre leur traitement ailleurs.

Avec moins de la moitié de son budget initial, le programme d’injection à l’hydromorphone n’acceptera plus de nouveaux participants. Les deux cliniques créées il y a deux ans fermeront d’ici le 31 mars.

Les 88 personnes déjà inscrites pourront toutefois continuer de recevoir leurs injections dans d’autres centres de traitement de la dépendance aux opioïdes.

Shane Monette, un des bénéficiaires du programme, affirme que cette décision pourrait lui avoir sauvé la vie.

C’était vraiment un cauchemar de ne pas savoir si ça resterait ouvert. C'était une question de vie ou de mort.

Une citation de :Shane Monette, client du programme d'injection à l'hydromorphone

Il est un des 11 participants qui ont entamé une contestation judiciaire pour empêcher le gouvernement de mettre fin au programme, alléguant que cela était une atteinte aux droits de la personne. Un juge leur a refusé une injonction dans cette affaire, mais la cause n’a pas encore été entendue.

Aujourd’hui est une excellente journée et j’ai l’impression que quelque chose d’important a été accompli, dit Shane Monette.

J’étais soulagé d’entendre [que je pourrais continuer le traitement], admet Jordan Melnychuk, un autre participant. Mais je pense aussi que ce n’est pas terminé tant que les gens ne peuvent pas s’inscrire dans le programme.

Le programme d’injection à l’hydromorphone est offert uniquement aux personnes aux prises avec des dépendances aux opioïdes, pour qui toutes les autres formes de traitement ont échoué.

En Alberta, une clinique d’Edmonton et une clinique de Calgary ont été ouvertes il y a deux ans pour l’offrir dans le cadre d'un projet pilote de 14 millions de dollars.

Le gouvernement provincial a annoncé, l’an dernier, que le financement ne serait pas renouvelé, mais que de l’argent serait mis de côté pour aider les personnes concernées à s'orienter vers d’autres services.

L’avocat du gouvernement a annoncé que les participants pourraient continuer à recevoir leurs injections d’hydromorphone après le début de la contestation judiciaire.

De janvier à la fin de novembre 2020, l’année la plus meurtrière jamais enregistrée, 997 Albertains sont morts d’une surdose d'opioïdes. Dans environ 90 % des cas, il s'agissait de fentanyl, qui est souvent ingéré accidentellement pendant la prise de stimulants.

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