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Les Québécois prêts à payer plus pour la réduction des pesticides en agriculture

Une personne tient un vaporisateur dans ses mains et porte un masque sur le visage.

Un fermier qui vaporise des pesticides dans son champ doit porter un masque protecteur pour se mettre à l'abri des risques pour sa santé.

Photo : Getty images/iStock / Narongcp

Radio-Canada

Une étude révèle que les Québécois sont prêts à payer 100 $ de plus par ménage par année pour à aider les agriculteurs à diminuer l’utilisation des pesticides.

En entrevue à l’émission Zone économie à ICI RDI, Jérôme Dupras, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie écologique, a expliqué que cette étude a été menée sur une période de deux années auprès de 2000 personnes dans des régions où il y a une forte vocation agricole.

L’objectif de l’étude était de savoir si les citoyens étaient prêts à accompagner les agriculteurs dans une transition écologique dans l’adoption de plusieurs types de pratiques.

Le chercheur a souligné que, pour les Québécois, il y a une claire préférence à soutenir les agriculteurs dans une réduction de leur usage de pesticides.

À travers différents scénarios présentés aux répondants, les auteurs de l’étude sont arrivés à la conclusion que les Québécois sont prêts à débourser une centaine de dollars par année et par ménage comme aide complémentaire aux aides gouvernementales pour une transition écologique. Ce qui représenterait un montant de 176 millions de dollars.

Le budget actuel du gouvernement du Québec pour les aides à l'agroenvironnement en général (biodiversité, santé des sols, qualité de l'eau) est d'environ 250 millions de dollars.

Selon le chercheur, l'aide des citoyens serait donc significative aussi bien économiquement que socialement.

C’est une forme de main tendue des citoyens envers les agriculteurs.

Une citation de :Jérôme Dupras, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie écologique

Sur un autre registre, les participants à l’étude se sont montrés plus réticents à payer pour, par exemple, la conservation des milieux humides ou la conservation des sols.

Selon M. Dupras, la médiatisation de la question des pesticides et leurs effets sur la santé et l’environnement expliqueraient la volonté affichée de réduire leur utilisation.

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