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Il faudrait des conseils plus « réalistes » sur la socialisation, selon des experts

Une table garnie de plats avec des gens trinquant.

Le site gouvernemental continue de préconiser de rester chez soi autant que possible et d'éviter les rencontres sociales.

Photo : iStock / Rawpixel

Radio-Canada

Face au déconfinement qui invite inéluctablement à la socialisation, plusieurs experts en santé recommandent une orientation plus réaliste et mieux adaptée à la réouverture de la province.

Les gens sont des animaux sociaux, rappelle le Dr Peter Jüni, directeur scientifique de la Table de consultation provinciale. Nous cherchons un équilibre mental, social et psychologique.

Un an après le cataclysme de la COVID-19, la tentation est forte de baisser la garde de la distanciation sociale quand la province lâche du lest dans la réglementation sanitaire.

Preuves à l’appui, les foules se pressant en file d’attente dans les centres commerciaux ont donné la chair de poule à l’épidémiologiste.

Il est vraiment important que nous trouvions désormais des solutions réalistes pour la population, afin d’éviter ce qui doit l’être par tous les moyens : que les gens se rassemblent maintenant à l'intérieur.

Une citation de :Dr Peter Jüni, directeur scientifique de la Table de consultation provinciale

Son groupe de travail s’apprête à plancher sur des recommandations provinciales et sur des messages publics relatifs aux rassemblements.

Des conseils pour les retrouvailles extérieures

Le Dr Peter Jüni n’est pas le seul à défendre des options de socialisation plus sécuritaires, en vue notamment de prévenir une nouvelle flambée de COVID-19 liée aux nouveaux variants plus contagieux.

Les gens sont à l'intérieur depuis un certain temps, fait observer le Dr Nitin Mohan, épidémiologiste et professeur adjoint à l'Université Western. Nous savons les problèmes de santé mentale et psychologiques qui découleront du confinement et de la quarantaine.

Si les gens peuvent sortir à l'extérieur et que c'est sans danger, je pense qu'ils devraient y être encouragés.

Une citation de :Dr Nitin Mohan, épidémiologiste et professeur adjoint à l'Université Western

Reste le risque, selon lui, que les Ontariens s'habituent à voir leurs proches quand il fait beau, puis soient tentés d’enfreindre les règles les jours où il fait trop froid pour se retrouver en extérieur.

Le plein air représente une énorme réduction de risques si les autres facteurs sanitaires restent inchangés, précise Timothy Sly, épidémiologiste et professeur à l'université Ryerson.

Mais attention : Ce n’est pas le moment de se débarrasser des masques, de s'époumoner collectivement en pratiquant un sport, ni d’organiser un barbecue géant dans sa cour, avertit-il.

Malgré les assouplissements de réglementation, dans la plupart des régions, le site gouvernemental continue de préconiser de rester chez soi autant que possible et d'éviter les rencontres sociales.

Les restrictions entourant les rassemblements varient selon le code de couleur des régions sanitaires.

En zone grise-confinement, par exemple, les regroupements extérieurs sont limités à 10 personnes, mais cette limite est étendue à 100 personnes en zone verte pour certaines circonstances (rassemblements religieux).

Avec les informations de La Presse canadienne

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