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Il manque au moins 20 psychiatres au Nouveau-Brunswick

Un médecin prend des notes en présence d'un patient, assis en face de lui.

Selon le Dr Louis Thériault, la solution pour améliorer les besoins de santé mentale dans la province passe par l’augmentation de la main-d’œuvre.

Photo : Shutterstock / DedMityay

Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick est à court d’une vingtaine de psychiatres et d’une trentaine de travailleurs dans les cliniques de santé mentale, « juste pour répondre à la demande », a révélé le Dr Louis Thériault, directeur du département de psychiatrie de la zone Beauséjour du Réseau de santé Vitalité.

Le Dr Thériault confirme que la demande pour des soins d’urgence en santé mentale s’est accrue dans les hôpitaux. Mais dans les faits, nos ressources n’augmentent pas, souligne-t-il. Nos travailleurs sont poussés à l’extrême et cette situation d’urgence épuise les gens.

Le Dr Louis Thériault.

Le Dr Louis Thériault

Photo : Radio-Canada

À titre d’exemple, le CHU Dumont à Moncton peut recevoir une dizaine de patients en crise de santé mentale aiguë quotidiennement et jusqu’à 30 demandes externes par semaine, en plus du bassin de 10 000 patients du Grand Moncton.

Une enseigne pointant l'entrée de l'urgence et le bâtiment de l'hôpital.

Le Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont est l'un des deux hôpitaux de la circonscription de Moncton-Centre.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Par ailleurs, plusieurs défis se posent au moment de trier ces patients et de les placer sur des listes d’attente pouvant aller jusqu’à six mois.

Il y en a qui nous disent qu’ils sont suicidaires et ils ne le sont pas. Il y a aussi ceux qui ne nous le disent pas, mais qui le sont. Alors ça demande toute une gymnastique en termes d’évaluation, mais malheureusement il y a de l’attente.

L’importance d’améliorer les conditions de travail

À Fredericton, de nombreuses voix s’élèvent pour demander, une fois de plus, davantage de ressources en santé mentale.

Mardi, le Parti vert a demandé une enquête publique après le suicide d’une adolescente qui tentait d’obtenir de l’aide en santé mentale.

Lexi Daken, jeune fille souriante.

Lexi Daken est morte mercredi matin à l'âge de 16 ans.

Photo : Gracieuseté/Chris Daken

Selon le Dr Louis Thériault, la solution pour améliorer les ressources de santé mentale dans la province passe par l’augmentation de la main-d'œuvre.

Un programme de formation a été créé au Nouveau-Brunswick pour essayer de pallier ce manque, mais d’après le Dr Thériault, il faut aller plus loin et revoir la rémunération des professionnels.

J’aime penser que le Nouveau-Brunswick nous sommes des gens charmants et accueillants […], mais il reste que les conditions de travail dans les provinces voisines sont beaucoup plus alléchantes, fait-il observer.

Avec les informations de Karine Godin

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