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Algérie : manifestation d’étudiants et révélation d’un autre cas présumé de torture

Des manifestants bloqués par des policiers.

Des étudiants, notamment à Alger, semblent relancer le mouvement de contestation Hirak.

Photo : afp via getty images / RYAD KRAMDI

Radio-Canada

Des centaines d’étudiants algériens, rejoints par des enseignants et des citoyens, ont manifesté pour un deuxième mardi consécutif dans les rues de la capitale, Alger.

Les étudiants relancent ainsi un mouvement de contestation qui semble s’inscrire dans la durée.

Ce mouvement, appelé Hirak, a commencé le 22 février 2019, mais a été suspendu en mars de l’année dernière en raison de la pandémie de COVID-19.

Le 22 février dernier, des milliers de manifestants sont sortis dans plusieurs villes pour marquer le deuxième anniversaire du mouvement et son retour.

Les jeunes manifestants ont défilé de la place des Martyrs, au pied de la Casbah dans le vieil Alger, jusqu'au centre de la capitale.

Bloqués au début de la marche, ils ont réussi à déborder le dispositif policier. De brèves échauffourées ont éclaté quand les forces de l'ordre ont tenté de les repousser, selon des témoins.

Scandant les slogans du mouvement de protestation, Algérie libre et démocratique et État civil et non militaire, ils ont emprunté les ruelles étroites de la Casbah afin de contourner les multiples cordons de policiers.

Arrivés à la Grande Poste, au centre-ville, les manifestants ont été dispersés par les forces de l'ordre.

Un autre cas présumé de torture

Le même jour, l'un des avocats de l’activiste Sami Dernouni a déclaré que ce dernier avait subi de mauvais traitements lors de son interrogatoire à la caserne des services de renseignement connue sous le nom de Antar, dans la banlieue d’Alger.

Selon une déclaration de l’avocat Fellah Ali, diffusée sur la page Facebook du Comité national pour la libération des détenus, Sami Dernouni a déclaré au juge qu’il avait été emmené au centre des services de renseignements Antar, où il a été maltraité. Il a été dénudé et a subi des décharges électriques. Il a été frappé et insulté.

L’avocat a également souligné que son droit de consulter un médecin lui a été refusé.

Il a été interrogé plus de 100 heures, a précisé l’avocat.

Début février, le jeune activiste Walid Nekkiche avait révélé, lors de son procès, avoir été victime de torture et d’agression sexuelle durant 12 jours en 2020.

Après avoir passé 14 mois en prison, Walid Nekiche a été condamné à six mois de détention et relâché le jour même de son procès.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Tsa

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