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Myanmar : le Royaume-Uni demande une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU

Des manifestants au milieu de nuages de gaz lacrymogènes.

Manifestation à Rangoon, au Myanmar, mardi.

Photo : Reuters / -

Agence France-Presse

Le Royaume-Uni a demandé une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'ex-Birmanie pour vendredi, a appris mardi l'AFP de sources diplomatiques.

Cette session sera à huis clos et se tiendra à 10 h, heure de New York, selon la proposition de Londres, qui est responsable du dossier du Myanmar à l'ONU, selon les mêmes sources. À ce stade, aucune indication n'a été donnée pour savoir si un nouveau texte pourrait être adopté à cette occasion par les 15 membres du Conseil de sécurité.

Lundi, la mission diplomatique de la Chine auprès de l'ONU, traditionnellement réticente à ce que le Conseil de sécurité discute du Myanmar, dont elle est le principal soutien, a indiqué à l'AFP qu'il y avait un accord général entre les membres du Conseil [pour qu'il y ait] une réunion sur le Myanmar peu après la réunion ministérielle de l'ASEAN.

Depuis l'arrivée, la semaine dernière, de la nouvelle ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, les Russes et les Chinois sont assez sympathiques pour l'instant avec les États-Unis, note un diplomate sous couvert d'anonymat.

Depuis la fin de la semaine dernière, l'ONU est confrontée à un imbroglio sur la représentation birmane, a reconnu mardi le porte-parole des Nations unies.

L'ambassadeur birman Kyaw Moe Tun, qui a rompu vendredi de manière spectaculaire avec la junte et réclamé la fin immédiate du coup d'État, se considère toujours comme l'ambassadeur de son pays. La junte, qui l'a limogé samedi, a fait envoyer une lettre mardi à l'ONU pour dire qu'il n'était plus en fonctions et que son adjoint avait été nommé représentant diplomatique par intérim.

Avec une session à huis clos du Conseil de sécurité, le problème de la représentation du Myanmar ne se pose pas, car elle n'accueille a priori que des responsables de l'ONU et les 15 membres du Conseil de sécurité, sans représentation du pays discuté.

La répression se poursuit

Les forces de sécurité ont de nouveau tiré à balles réelles et utilisé des gaz lacrymogènes mardi contre les manifestants, dont au moins trois se trouvaient dans un état critique.

Trois personnes, touchées par des tirs à balles réelles, sont dans un état critique, a précisé un médecin. La télévision d'État MRTV a fait pour sa part état de quatre policiers blessés.

Ces nouvelles tensions surviennent après une journée de répression meurtrière, dimanche, avec au moins 18 manifestants tués, selon l'ONU.

Par crainte de représailles, les contestataires ont été moins nombreux mardi dans les rues.

Selon la télévision MRTV, 1300 personnes ont été interpellées lors de la seule journée de dimanche.

Plus de 500 prisonniers ont été relâchés, a ajouté la chaîne, sans préciser s'il s'agissait de détenus de droit commun emprisonnés avant le putsch du 1er février ou de prisonniers politiques interpellés depuis.

Par ailleurs, 26 journalistes ont été arrêtés depuis le coup d'État, selon Reporters sans frontières, dont 10 sont toujours en détention. D'autres ont été ciblés par des tirs de balles en caoutchouc, notamment deux employés de l'agence chinoise Xinhua.

Les derniers soulèvements populaires de 1988 et de 2007 ont été réprimés dans le sang par les militaires.

L'armée, qui conteste le résultat des élections de novembre remportées massivement par le parti d'Aung San Suu Kyi, a promis la tenue d'un nouveau scrutin.

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