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Un record de 165 victimes de surdose pour un mois de janvier

Les secours tentent de réanimer une personne qui a fait une surdose dans une rue de Vancouver.

Les surdoses touchent toutes les communautés de la province et ne se concentrent pas seulement dans le centre névralgique de cette crise qui est le Downtown Eastside, à Vancouver.

Photo : Radio-Canada

Selon le Service des coroners de la Colombie-Britannique, 165 personnes sont mortes d'une surdose de drogue illicite présumée en janvier, soit le plus grand nombre décès liés à la crise des opioïdes pour un premier mois de l’année.

Ces chiffres sont navrants, tant par leur ampleur que par le nombre de familles qui pleurent la perte d'un être cher, a déclaré Lisa Lapointe, la coroner en chef de la province.

« Au cours de la cinquième année de cette urgence de santé publique, il n'y a pratiquement aucune communauté dans la province qui n'ait été touchée par cette perte de vies dévastatrice. »

— Une citation de  Lisa Lapointe, coroner en chef de la Colombie-Britannique

Après une année 2020 record dans la crise des surdoses, la province fait face à des statistiques qui donnent froid dans le dos. En effet, en moyenne, 5,3 personnes sont mortes chaque jour des suites d’une surdose. Cela représente plus du double de morts par rapport à la même période il y a un an, où le nombre de surdoses mortelles était de 81.

La ministre de la Santé mentale et des Dépendances, Sheila Malcolmson, a réagi à des données qu’elle qualifie d’effarantes. La stigmatisation pousse les gens à consommer seuls et la pandémie enfonce les gens dans l'isolement , a-t-elle affirmé par voie de communiqué.

« Je m'engage à trouver encore plus de moyens de soutenir et de séparer les gens de l'approvisionnement en drogues empoisonnées. »

— Une citation de  Sheila Malcolmson, ministre de la Santé mentale et des Dépendances

Une toxicité extrême

Le mois de janvier marque aussi le dixième mois consécutif au cours duquel plus de 100 décès ont été attribués à une toxicité soupçonnée de drogue illicite. Le fentanyl demeure présent dans les drogues illicites, parfois avec une concentration extrême. Une dizaine de décès est ainsi liée au carfentanyl, un dérivé encore plus mortel du fentanyl.

Par ailleurs, comme cela est observé depuis 2019, les benzodiazépines non prescrites, ainsi que leurs analogues tels que l’étizolam, se retrouvent de plus en plus dans les drogues. Ces anxiolytiques ont été détectés dans près de la moitié des échantillons de drogues testés.

L'ajout d'étizolam au fentanyl augmente la probabilité de surdosage en raison des effets dépresseurs respiratoires combinés , explique le Service des coroners dans un communiqué. D’ailleurs, l'étizolam n'est pas homologué au Canada.

Préoccupé par cette toxicité, le Service des coroners souligne le besoin urgent d’options de consommation supervisée, de prescription pour un approvisionnement sûr et de services de traitement et de rétablissement accessibles.

Aucun décès n'a été signalé dans les centres de consommation supervisée ou de prévention des surdoses, précise toutefois la coroner en chef.

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