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Des finissantes magasinent leur robe de bal sans savoir s’il aura lieu

Justine Bolduc montre une robe à Christine Roy.

Justine Bolduc essaie une robe en prévision de son bal de finissant devant le regard avisé de la propriétaire de la boutique Cendrillon en folie, Christine Roy.

Photo : Radio-Canada / Flavie Villeneuve

Radio-Canada

L’effervescence est à son comble dans les boutiques qui vendent des robes pour les grandes occasions, comme les bals de finissants, alors que les élèves de 5e secondaire profitent de leur semaine de relâche scolaire pour magasiner leur robe.

L’agenda pour les essayages est rempli jusqu’à la fin de la semaine à la boutique Cendrillon en folie d’Arvida, fermée depuis près d’un an à cause de la pandémie. La propriétaire, Christine Roy, reçoit les adolescentes pendant une heure, sur rendez-vous, pour qu’elles puissent choisir une robe de bal.

Cette semaine, j'ai eu au-dessus de trente rendez-vous, raconte Mme Roy. Demain, j'ai sept rendez-vous. Il faut que je me limite un peu, mais j'essaie de prendre le plus de gens.  

Les clients doivent porter le masque pendant les essayages, mais les jeunes filles peuvent le retirer un instant pour s’admirer.

La majorité des clientes proviennent du Saguenay-Lac-Saint-Jean ou de zones orange avoisinantes, mais Christine Roy a aussi dû refuser plusieurs demandes de clients provenant de zones rouges.

En ce moment, je refuse des gens de Québec et Montréal, reconnaît-elle. J'aimerais bien les accueillir, mais pour mon commerce et pour mes clients, je préfère ne pas prendre de risque et ne pas les recevoir et ils comprennent.  

Incertitude pour les bals

Les centres de services scolaires n’ont pas encore statué si des événements peuvent être organisés par les écoles pour souligner la fin du parcours secondaire des élèves. Plusieurs scénarios sont examinés afin de respecter les mesures sanitaires.

Quoi qu’il en soit, la propriétaire de la boutique Cendrillon en folie constate que les adolescentes veulent marquer cette étape et que les séances d'essayage sont un baume au cœur pour leurs familles.

Je m'aperçois qu'il y a beaucoup de parents émotifs et certaines jeunes pleurent quand elles mettent leur robe, quand elles se regardent dans le miroir, raconte Christine Roy. Il y a une émotion. Les parents ont décidé d'embarquer, advienne que pourra et c'est bien comme ça!

Justine Bolduc porte une robe noire.

Justine Bolduc dispose d'une heure pour essayer les robes de son choix.

Photo : Radio-Canada / Flavie Villeneuve

C’est le cas de Justine Bolduc, qui est venue mardi matin de Chibougamau pour vivre ce moment qu'elle attendait depuis des années.

Depuis le secondaire 1 que j'attendais ce moment-là, je suis rendue. Peut-être que je ne pourrai pas avoir mon bal, mais si ça a lieu, je vais en avoir une. Et sinon, je vais avoir un souvenir avec mes amies , dit la finissante pendant les essayages.

Son école a fixé une date, au cas où les mesures sanitaires s'assouplissent pour tenir un bal traditionnel. C'est en juin d'habitude, explique Justine. L'année passée, ils l'ont fait en août. Je suis sûre qu'ils vont essayer de faire de quoi de beau!

D'après le reportage de Flavie Villeneuve

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