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L'Arabie saoudite aurait lancé une nouvelle enquête sur Raïf Badawi et sa conjointe

Une affiche montrant Raif Badawi, tenue par une personne.

Une affiche montrant le blogueur Raif Badawi, lors d'une manifestation appelant à sa libération.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les supporters de Raïf Badawi, ce blogueur emprisonné depuis neuf ans en Arabie saoudite, s'inquiètent de voir les autorités saoudiennes lancer une nouvelle enquête sur l'homme et sa conjointe, Ensaf Haidar, réfugiée au Canada.

Le centre Raoul Wallenberg pour les droits de la personne a sonné l'alarme samedi lorsqu'il a été mis au courant de ce plus récent développement.

Les Saoudiens auraient ouvert une enquête sur Raïf Badawi et Ensaf Haidar pour influence de l'opinion publique et atteinte à la réputation du Royaume.

Ils ajoutent l'insulte à l'injure dans une longue liste d'actes oppressifs et agressifs contre lui, dénonce Me , Brandon Silver, directeur des politiques et des projets au Centre Raoul Wallenberg.

Me Silver craint que les autorités saoudiennes n'utilisent ce prétexte pour prolonger la sentence de 10 ans, qui approche d'ailleurs à sa fin, de M. Badawi.

Il s'insurge également contre le fait de cibler Ensaf Haidar, une citoyenne canadienne, dans une enquête extraterritoriale.

Il est difficile de discerner, étant donnée l'opacité du système saoudien, quels impacts pratiques (ces enquêtes) auront. Mais c'est certainement très négatif, a supposé Me Silver au cours d'une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, lundi.

C'est une tentative de faire taire la famille.

Une citation de :Me Brandon Silver, directeur des politiques et des projets au Centre Raoul Wallenberg

Mme Haidar, depuis son arrivée à Sherbrooke, milite pour la libération de son conjoint.

Sanctions économiques réclamées

Le Centre Raoul Wallenberg réclame que le gouvernement canadien riposte en imposant des sanctions économiques au Royaume saoudien.

Il voudrait aussi que le cas Badawi soit soulevé par Ottawa dans tous ses contacts avec ses alliés américain et européens.

Lundi après-midi, le ministère des Affaires étrangères se contentait de répéter que le gouvernement du Canada est extrêmement préoccupé par le cas de Raïf Badawi, sans commenter ce dernier développement.

Nous avons appelé à plusieurs reprises à ce que la clémence soit accordée. (...) Nous continuerons à faire part de nos préoccupations au sujet de sa situation à Riyad et à Ottawa, a-t-on déclaré dans un courriel.

Avec les informations de La Presse canadienne

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