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COVID-19 : les salles de sport et l'industrie de l'hôtellerie déçues des allègements

Une salle de banquet peu éclairée, avec des centaines de chaises autour de tables rondes.

La salle de réception d'Aria Banquets, à Edmonton.

Photo : Aria Banquets

Radio-Canada

La levée, lundi, d’une partie des restrictions en Alberta pour les salles de sport et les bibliothèques déçoit les propriétaires de studios d’entraînement, d’hôtels et de salles de banquet, qui auraient souhaité un plus grand allègement des restrictions.

Selon le plan initialement proposé par la province, la phase 2 devait comprendre la réouverture des salles de banquet, des salles communautaires et des centres de conférence ainsi que la réouverture plus étendue des salles de sport.

La province a plutôt privilégié une ouverture par étapes. Elle autorise les activités de faible intensité dans les salles de sport, mais y interdit encore les entraînements de haute intensité, comme le vélo-cardio. Rien ne change pour les hôtels, qui ne peuvent toujours pas ouvrir leurs salles de réunion. La situation est la même pour les salles communautaires, les salles de banquet et les centres de conférence.

Pour être honnête, mon cœur s'est arrêté quand j'ai entendu l'annonce, raconte Christine Dairon, la directrice du marketing du Delta by Marriott Calgary South.

Elle espérait que la phase 2 permette aux hôtels d'ouvrir des espaces de réunion fermés depuis des mois.

Je dirais que nous sommes vraiment déçus, mais nous soutenons tout à fait la décision du gouvernement et nous savons que les données montrent que c’est la bonne décision, même si c’est difficile à entendre.

Mark Wilson, gérant de l'hôtel Arts de Calgary, est frustré. Il aurait aimé que le gouvernement relâche les règles pour les réunions de groupe, les salles de réception et les repas.

Nous sommes déçus à 100 %. C’est décevant de ne pas avoir ce que nous voulons, mais nous continuons de coopérer avec la santé publique, même si cela n’allège pas notre frustration de voir que la vaccination n’avance pas plus vite, indique Mark Wilson.

Des personnes sur des tapis roulants.

L'Alberta autorise les activités de faible intensité dans les salles de sport.

Photo : iStock

Les salles de sport au bord du gouffre

Le président du Conseil canadien de l'industrie du conditionnement physique et instructeur au studio GYMVMT de Calgary, Scott Wildeman. estime que son industrie devrait pouvoir rouvrir ses portes.

Actuellement, certaines activités de plus haute intensité sont offertes, mais seulement en séance individuelle avec un entraîneur.

Les salles de conditionnement physique sont au bord du gouffre. Si les cours de haute intensité sont interdits, un certain nombre d'entre elles ne seront plus là en avril prochain. C’est ça, la réalité, dit-il.

Dans le sud-ouest de Calgary, Emily Slaneff, la propriétaire du studio de sport Crush Camp, spécialisé dans les entraînements par intervalles à haute intensité, est à bout de souffle.

L'annonce de lundi l'a surprise. Nous l'avons malheureusement appris en même temps que tout le monde, dit-elle.

La province crée des règles du jeu inégales pour notre industrie et choisit les entreprises qui peuvent survivre et celles qui ne le peuvent pas, lance-t-elle.

Elle cherche entre-temps à s'adapter afin que Crush Camp puisse ouvrir en proposant des activités autorisées.

Le professeur adjoint de médecine du travail à l'Université de l'Alberta Quentin Durand-Moreau s’inquiète des effets des mesures, particulièrement en raison de l’augmentation du taux de reproduction du virus et du nombre de variants.

Je ne comprends pas l’objectif, dit-il. Nos chiffres, actuellement, après plusieurs semaines à la baisse, sont maintenant sur un plateau, voire même une augmentation des cas, ce qui n’est pas ce que l’on souhaite.

J’aurais souhaité qu’on continue de maintenir les restrictions jusqu’à ce qu’on arrive à moins de cas de COVID-19, ajoute-t-il afin qu’on puisse enfin avoir des restrictions qui soient levées de manière plus sécuritaire.

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