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Portraits d’artistes de Gatineau : l’histoire de l’art d’ici en 17 créateurs

La couverture du recueil Portraits d’artistes de Gatineau : de 1955 à nos jours.

L’organisme Arts visuels de Gatineau offre le recueil Portraits d’artistes de Gatineau : de 1955 à nos jours pour souligner son 65e anniversaire.

Photo : Arts visuels de Gatineau

Radio-Canada

De Jean Dallaire à Annie Thibault, de grands disparus et des créateurs contemporains se donnent rendez-vous dans Portraits d’artistes de Gatineau : de 1955 à nos jours. Le nouveau recueil présente 17 artistes en arts visuels qui ont rayonné et fait rayonner la ville au-delà de ses frontières.

L’ouvrage, que l’on peut consulter gratuitement en ligne (Nouvelle fenêtre), est le cadeau que s’offre l’organisme Arts visuels de Gatineau, autrefois connu sous le nom de Conseil des arts d’Aylmer, pour son 65e anniversaire.

Ces courtes rencontres tiennent en deux pages, images à l’appui, et leur rédaction a été confiée à la doctorante en histoire de l’art Jessica Ragazzini. La table des matières inclut aussi les noms des peintres Henri Masson et Suzanne Joubert, de la photographe Marie-Jeanne Musiol et du sculpteur Denis Charette, notamment.

Un homme se tient debout sur une oeuvre représentant une roche sur laquelle sont posés des billots de bois et une sculpture de canot.

« L'embâcle » de Denis Charette est installée près de la rivière Gatineau, dans le parc Mary-Anne Phillips à Cantley.

Photo : Avec la gracieuseté de Denis Charette

Foi d’historienne, à 17 artistes, le recueil est loin de refléter le bottin complet des peintres, sculpteurs, photographes et autres créateurs gatinois. Ça a été extrêmement difficile de faire le tri. Gatineau, c’est vraiment une ville qui se démarque par l’effervescence qu’il y a actuellement auprès des artistes, et des jeunes artistes, surtout, note l’étudiante et chargée de cours à l’École multidisciplinaire de l’image (ÉMI) de l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

Il a fallu trancher : en plus d’avoir vécu un certain laps de temps dans la région depuis 1955, les artistes retenus ont dû obtenir un certain rayonnement médiatique et scientifique ainsi qu’une reconnaissance internationale, entre autres critères. De plus, au moins une de leurs œuvres doit avoir été soit achetée par la Ville, soit réalisée dans le cadre d’une politique municipale. C’est le cas d’Annie Thibault, qui s’inspire de la science dans son art, et dont la sculpture de métal et de verre Élora pend au plafond du département d’oncologie de l’Hôpital de Gatineau, par exemple.

Oeuvre d'art suspendue au plafond d'une verrière, avec des tiges de métal et des feuilles de verre aux teintes de bleu, de vert, de jaune et orange.

« Élora » d'Annie Thibault pend au plafond du département d’oncologie de l’Hôpital de Gatineau.

Photo : Courtoisie : Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais

Les 17 histoires s’entremêlent avec l’évolution de Gatineau en tant que ville, de l’art dans la seconde moitié du 20e siècle et, fait intéressant remarqué par la chercheure, elles se superposent parfois les unes aux autres. Plusieurs artistes du recueil se sont connus et influencés, souligne Jessica Ragazzini. Certains se sont même doucement rebellés, comme Rita Rodrigue l’a fait en explorant l’art abstrait, encouragée à trouver son style par Henri Masson, qui lui avait enseigné la figuration.

Déjà, Jessica Ragazzini anticipe que le projet fera boule de neige. J’espère vraiment qu’on va pouvoir aussi se pencher sur les nouvelles générations, qui me tiennent vraiment à cœur. Les centres d'artistes qu’on a, les galeries [...] sont extrêmement importants et sont en train de changer le paysage artistique. J’espère qu’on va pouvoir faire des petits avec ça, souhaite-t-elle.

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