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Variants suspectés dans les écoles : « on veut être le plus agressif possible »

Des enfants dans une cour d'école en hiver.

Des cas de variants de la COVID-19 sont suspectés dans quatre écoles de la grande région de Québec.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

La présence de cas présumés de variants de la COVID-19 dans plusieurs écoles de la grande région de Québec a entraîné un durcissement des mesures d’isolement pour les classes et les bulles familiales.

Tout d’abord, plutôt que d’isoler seulement certaines classes, quatre écoles de Québec, Shannon, Lévis et Saint-Augustin-de-Desmaures ont été entièrement fermées lorsqu’un cas de variant a été suspecté.

On veut être le plus agressif possible, résume Benoit Barbeau, professeur spécialisé en virologie à l’Université du Québec à Montréal. Ces variants-là sont plus transmissibles et puis on veut absolument éviter qu'ils prennent le dessus et deviennent trop prévalents et on pourrait se diriger éventuellement vers cette possibilité de troisième vague.

Contact étroit

Les mesures diffèrent si les personnes ont eu un contact étroit avec la personne suspectée comme étant porteuse d’une variant de la COVID-19. Pour les contacts étroits, le CISSS de Chaudière-Appalaches explique que les élèves doivent rester en isolement pendant 14 jours, peu importe le résultat du test de dépistage.

Tous les membres de leur bulle familiale doivent également s’isoler, mais ils n’ont pas besoin d’attendre deux semaines et ils peuvent reprendre leurs activités à la réception d’un résultat négatif pour leur enfant.

On parle d'un isolement des proches jusqu'au moment où le test est négatif. Il y a quand même cette mesure-là qui est un peu plus stricte qui implique également les adultes de la résidence, note le professeur Barbeau.

Sans contact étroit

Pour les élèves des autres classes, qui n’ont pas eu de contact étroit avec le cas de variants suspectés, ils peuvent eux aussi mettre fin à la réception d’un résultat négatif.

Pour leurs parents, les règles sont appliquées différemment d’un endroit à l’autre. Il est recommandé par le CISSS de Chaudière-Appalaches de se fier à la lettre reçue de leur école qui a été adaptée en fonction de la situation à laquelle leur enfant est associé.

Par exemple, le CISSS mentionne que de manière générale, les parents des élèves qui n’ont pas été en contact étroit avec un cas suspecté d’être un variant n’ont pas à s’isoler. Toutefois, dans le cas de l’école primaire Les Pionniers à Saint-Augustin-de-Desmaures, le Centre de services scolaires des Découvreurs a décidé d’être plus strict et demande aux parents de rester à la maison dans l’attente des résultats du dépistage.

1000 cas suspects

Lors d’un point de presse mardi après-midi, le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, a précisé que plus de 130 cas de variants ont maintenant été confirmés au Québec et qu’un millier d’autres sont considérés comme suspect. Le variant britannique est la principale souche en circulation et les cas sont pour l’instant concentrés dans la région de Montréal.

En ce qui concerne les écoles, le Dr Arruda ne veut prendre aucun risque et couper court à la transmission. On isole plus les gens. On fait des tests rapidement. On demande aux contacts des cas de rester à la maison. […] Actuellement, on prend l’hypothèse au Québec que ce sont tous des variants pour empêcher sa croissance.

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