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La Saskatchewan affiche un des plus hauts taux de violence familiale

Une femme dans le noir se cachant à moitié le visage de la main.

La plupart des victimes de violences familiales signalées par la police en 2019 sont des femmes.

Photo : iStock

Radio-Canada

La Saskatchewan et le Manitoba sont les deux provinces qui comptent le plus de cas déclarés par la police à l’échelle des provinces canadiennes en 2019, avec respectivement 519 et 417 cas de violence familiale pour 100 000 personnes,

C’est la troisième année consécutive que la violence familiale augmente au Canada, avec une hausse de 13 % par rapport à 2018, indique le rapport de Statistique Canada (Nouvelle fenêtre). Ces chiffres sont basés sur les données policières.

En 2019, il y a eu environ 400 000 victimes de violence déclarées par la police au pays. Le quart d’entre elles, soit 26 %, ont été agressées par un membre de la famille.

Il peut s'agir d'un conjoint ou d'une conjointe, d'un parent, d'un enfant, d'un frère ou d'une sœur, ou encore d'un membre de la famille élargie.

Les voies de fait, qui impliquent le plus souvent une agression physique, sont la forme la plus courante en 2019 et représentent 71 % des affaires concernant la violence familiale.

Les taux de violence familiale envers les enfants et les jeunes, entre les conjoints et envers les aînés avaient pourtant connu une baisse soutenue, soit de 19 %, entre 2009 et 2016.

Les femmes, les premières victimes

Les femmes et les filles représentent les deux tiers de toutes les victimes de violence familiale en 2019, soit 67 %, selon Statistique Canada.

Par ailleurs, 57 % des enfants et des jeunes, 58 % des aînés et 79 % des conjoints victimes de violence sont de sexe féminin.

Les voies de fait sont la forme la plus courante de violence familiale signalée à la police. Ces dernières concernant les femmes et les filles sont au nombre de 249 pour 100 000 personnes. Celles enregistrées pour les hommes sont de 149.

Pour d’autres infractions comme la violence ou la menace de violence, 70 pour 100 000 personnes ont été signalées par des femmes et des filles, contre 30 par des hommes.

Bien que les voies de fait soient la forme la plus courante de violence familiale relevée en 2019, les infractions sexuelles sont légèrement supérieures en ce qui concerne les filles de 17 ans ou moins, notamment les agressions et les infractions sexuelles contre les enfants.

On note que 170 infractions sexuelles ont été signalées pour 100 000 personnes, contre 167 concernant les voies de fait, pour le même nombre de personnes.

Mise en place d’une initiative en lien avec la pandémie

Statistique Canada a mis sur pied une initiative visant à recueillir des données sur certains types d’infractions criminelles survenues durant les huit premiers mois de la COVID-19, et ce, dans le but de produire des renseignements sur la criminalité observée pendant cette période.

Même si la plupart des données annuelles sur la violence familiale ont été récoltées avant la pandémie, elles sont essentielles afin d’établir une base de référence pour de futures analyses des répercussions des restrictions liées à la COVID-19 sur les familles au Canada, souligne Statistique Canada.

Selon les données déclarées par 19 services de police au pays, de mars à octobre 2020, le taux de certains crimes a diminué de 18 % par rapport à la même période en 2019. Les voies de fait ont baissé de 4 %, et les agressions sexuelles commises par un membre de la famille de 10 % durant cette période.

Les menaces proférées par un membre de la famille ont cependant augmenté de 2 % par rapport à la même période en 2019.

Statistique Canada souligne néanmoins que, en raison de la pandémie, la violence familiale dont est habituellement témoin une tierce partie, comme un ami ou un enseignant, est plus susceptible de passer inaperçue et, donc, d'être moins signalée.

La violence familiale la plus souvent portée à l’attention de la police en 2019 est le fait d'un conjoint actuel ou d'une conjointe actuelle, soit 31 %, ou d'un parent, soit 20 %. Les affaires concernant un ex-conjoint ou une ex-conjointe représentent 13 %, celles concernant un frère ou une sœur, 11 %, et celles concernant un enfant de la victime, 11 % également.

À l'échelle des territoires, les taux de violence familiale sont beaucoup plus élevés. Le Nunavut signale 3398 cas pour 100 000 personnes, suivi des Territoires du Nord-Ouest, avec 2689 cas, et du Yukon, avec 707 cas.

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