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Enquête entourant la profanation d'un cimetière autochtone en Colombie-Britannique

Des arbres ont été coupés sur le site spirituel de la nation Shíshálh.

Plus de 200 monticules de pierres funéraires se trouvent dans une zone d'environ 2 hectares.

Photo : Offerte par Jessica Silvey

Radio-Canada

La Colombie-Britannique enquête sur une exploitation forestière présumée survenue sur un site archéologique et ancien lieu funéraire de la nation Shíshálh, près de Sechelt, sur la côte Sunshine.

L’ancien conseiller de la nation Shíshálh Robert Joe a déposé une plainte auprès du ministère des Forêts, des Terres et des Ressources naturelles après avoir constaté les dégâts.

Il se rend régulièrement sur le site avec des étudiants pour parler des pratiques funéraires et enseigner la culture et l'histoire des premiers peuples.

Il s'est rendu compte de l'abattage lors d'une visite de reconnaissance, la semaine dernière. Quand nous sommes arrivés là-haut, tout avait été abattu et il y avait des marques de débardage. Ils ont abattu les arbres tout autour, raconte-t-il.

C'est une dévastation totale, et quelqu'un doit en être responsable.

Une citation de :Robert Joe, ancien conseiller de bande de la nation Shíshálh

Enquête active

Plus de 200 monticules de pierres funéraires se trouvent dans la zone d'environ 2 hectares. Il s'agit d'un lieu archéologique enregistré, dénonce Robert Joe.

Le ministère des Forêts, des Terres et des Ressources naturelles ne confirme pas que la zone exploitée était en fait un lieu archéologique répertorié, mais il soutient toutefois que la province enquête activement sur l'incident présumé.

Les sites archéologiques de la Colombie-Britannique sont protégés, qu'ils soient situés sur des terres privées ou de la Couronne, écrit un porte-parole. Les sites archéologiques ne peuvent être endommagés ou modifiés sans un permis octroyé par la Direction de l'archéologie.

Selon Robert Joe, la situation est déchirante. C'est notre histoire et c'est notre culture. C'est une profanation complète d'un site sacré de notre Première Nation.

Avec les informations de Rafferty Baker

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