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L’industrie du cinéma en Nouvelle-Écosse s’attend à une année record

Des techniciens dans un studio.

Le tournage de la deuxième saison de la télésérie Diggstown en Nouvelle-Écosse (archives).

Photo : CBC/Robert Short

Radio-Canada

Des intervenants de l’industrie du cinéma et de la télévision en Nouvelle-Écosse s’attendent à connaître en 2021 l’une des saisons de production les plus occupées depuis des années.

Tandis que la pandémie perturbe les productions hollywoodiennes, la Nouvelle-Écosse est l’un des endroits où le nombre de cas de COVID-19 reste faible.

L’intérêt des producteurs américains pour faire des tournages dans la région a beaucoup augmenté en 2020, selon l’organisme Screen Nova Scotia. La directrice générale, Laura Mackenzie, dit qu’elle passe beaucoup de temps au téléphone avec des producteurs qui veulent s’informer au sujet de la Nouvelle-Écosse.

Elle ne précise pas de quelles entreprises il s’agit, mais elle fait allusion aux grands services américains de diffusion en continu.

Laura Mackenzie.

La directrice générale de l'organisme Screen Nova Scotia, Laura Mackenzie, dit passer beaucoup de temps au téléphone avec des producteurs américains qui s'intéressent à la Nouvelle-Écosse (archives).

Photo : CBC/Craig Paisley

Une adaptation d’une œuvre de l’auteur Stephen King intitulée Chapelwaite et mettant en vedette Adrian Brody et Emily Hampshire a été tournée l’été dernier à Halifax. CBC a aussi tourné dans la province une télésérie intitulée Feudal.

Selon le producteur indépendant Marc Tétreault, c’est la prévisibilité des tournages en Nouvelle-Écosse durant la pandémie qui attire l’attention des studios américains. Il est plus difficile pour eux de prévoir des tournages dans de grands centres plus touchés par la COVID-19, comme Los Angeles, New York ou Toronto. Interrompre momentanément un tournage leur coûte très cher, explique-t-il.

Marc Tétreault.

Le producteur indépendant Marc Tétreault compare les coûts de la quarantaine en Nouvelle-Écosse à «une goutte d'eau dans un seau» dans le cas des grandes productions.

Photo : CBC/Robert Short

Les grandes productions, selon lui, peuvent facilement prévoir et gérer les coûts d’une production plus stable en Nouvelle-Écosse, y compris les coûts de la quarantaine obligatoire à l’arrivée dans la province. Il croit qu’il serait plus difficile pour elles de trouver des employés disposés à s’isoler pendant deux semaines que de payer les coûts de leurs chambres d’hôtel.

Les coûts associés aux règles sanitaires sont plus difficiles à payer pour les petites productions locales, ajoute M. Tétreault, mais il prévoit quand même un tournage cette année et il cherche à embaucher une équipe de production.

Appuyer les productions

Le gouvernement de Stephen McNeil a annulé en 2015 l’ancien programme de crédits d’impôt variant de 50 % à 65 % offert aux productions qui employaient des travailleurs de la province et il l’a remplacé par un fonds incitatif. Ce dernier prévoit, entre autres, un remboursement maximal de 32 % de l’argent dépensé dans la province par les productions en matière de main-d’œuvre, de logement et de locations.

Laura MacKenzie rappelle que de nombreux artisans du cinéma et de la télévision ont quitté la province pour aller travailler ailleurs après l’annulation de l’ancien programme en 2015 et que l’industrie a perdu simultanément des studios de production.

Elle invite ces artisans à rentrer en Nouvelle-Écosse et elle cherche des bâtiments, comme des entrepôts, qui peuvent accueillir des tournages intérieurs.

Le recrutement est un défi pour la production Diggstown

La production Diggstown, de CBC, met en scène la communauté noire de la Nouvelle-Écosse. Le réseau américain Fox a récemment acheté les droits de diffusion des deux premières saisons aux États-Unis.

Le tournage de la troisième saison doit commencer en Nouvelle-Écosse en avril. Le producteur et auteur de la télésérie, Floyd Kane, a de la difficulté à compléter la distribution. Il dit avoir l’impression d’avoir embauché presque tous les acteurs noirs de la province. Il doit maintenant en faire venir de Toronto ou d’ailleurs, ce qui coûte très cher étant donné le budget limité dont il dispose.

Floyd Kane.

Floyd Kane est l'auteur-producteur de la télésérie Diggstown en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC/Robert Short

Floyd Kane dit vouloir encourager la communauté noire à faire carrière dans l’industrie du cinéma. Les Noirs ont eu peu d’occasions de développer leurs talents en ce domaine, souligne-t-il.

L’Alliance des artistes canadiens du cinéma, de la télévision et de la radio (ACTRA) veut aussi encourager cette communauté à considérer ce choix de carrière, assure son représentant dans les Maritimes, Richard Hadley.

Screen Nova Scotia priorise également une plus grande diversité dans les productions, ajoute Laura Mackenzie. L’organisme a d’ailleurs formé un comité de sensibilisation pour formuler une stratégie et des objectifs à long terme.

D’après un reportage de Carsten Knox, de CBC

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