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Inquiétude face aux retards de dépistage du cancer du sein à l'Hôpital d'Ottawa

Le campus général de l'hôpital d'Ottawa.

Le département d'imagerie du sein estime que 20 000 patientes n’ont pas fait de dépistage de routine pendant la pandémie (archives).

Photo : Radio-Canada / Jacques Corriveau

Radio-Canada

La cheffe du département d’imagerie du sein de l’hôpital d’Ottawa se dit alarmée par le nombre de dépistages de routine qui ont été manqués pendant la pandémie. Cette dernière s’inquiète de voir des cancers plus avancés chez des patientes qui ne vont pas à leur rendez-vous.

Elles pensent tellement à la COVID-19 qu’elles ne viennent pas actuellement, explique la Dre Jean Seely.

Selon le nombre normal de dépistages de routine effectués annuellement, le département estime que 20 000 patientes n’en ont pas fait pendant la pandémie.

Certaines patientes, et même des médecins de famille, n’étaient pas au courant que les mammographies avaient repris à l’hôpital, déclare la Dre Seely.

Des invitations pour rappeler aux gens de réserver et de faire le suivi de leur rendez-vous ont été envoyées par l’hôpital. Toutefois, certaines patientes auraient dû être vues plus tôt, ajoute la cheffe du département.

Davantage de femmes viennent avec des bosses qui sont palpables, raconte la Dre Seely. Plus les cancers sont avancés quand vous êtes diagnostiqués, plus ils risquent de nécessiter une opération, de la chimiothérapie plus coûteuse et ... un plus long arrêt de travail.

Un examen de mammographie.

La Dre Seely rappelle les dangers des diagnostics tardifs de cancer du sein (archives).

Photo : iStock

C’est essentiel pour notre système de santé de faire ce genre de diagnostic rapidement, ajoute la Dre Seely.

Selon la Dre Seely, les femmes âgées de 50 et 74 ans qui se qualifient pour le Programme ontarien de dépistage du cancer du sein (PODCS) recevront un rappel de prise de rendez-vous.

« Le cancer n’arrête pas avec la COVID-19. »

— Une citation de  La Dre Jean Seely, cheffe du département d’imagerie du sein de l’hôpital d’Ottawa
Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Augmenter les capacités

Le Réseau local d’intégration des services de santé de la région de Champlain rapportait en avril 2020 une baisse majeure du nombre d’imageries par résonance magnétique (IRM) et tomodensitométrie (TDM) par rapport au mois de février de la même année.

Le chef du département d’imagerie médicale de l’Hôpital d’Ottawa souligne que la situation était à son pire en novembre dans la région. Les capacités d’IRM et de TDM ont été augmentées et le système de santé rattrape le retard.

Nous ne sommes pas encore sortis du bois, mais nous sommes proches, lance le Dr Richard Aviv. Le temps d’attente pour les TDM et les IRM sont plus bas qu’avant la COVID-19.

En juin dernier, les retards étaient d’environ 22 000 personnes pour les IRM, tandis qu’à la mi-février, il était plutôt de 12 000, a signalé le Dr Aviv.

Quant au TDM, le retard était d’environ 28 000 personnes en juin et a diminué à 25 000 le mois dernier, ajoute le chef du département. Environ 14 000 de ces patients en attente n’ont pas encore pris rendez-vous, indique-t-il.

L’hôpital a fourni beaucoup d’efforts pour faire fonctionner le département 24 heures sur 24, sept jours sur sept, mais ça n’a pas permis d’augmenter la capacité, mentionne le Dr Aviv, puisque les patients ne prennent pas de rendez-vous. Ces heures ont finalement été réduites.

Selon le Dr Aviv, le département d’imagerie médicale s’affaire à développer un système de prise de rendez-vous plus efficace.

Avec les informations de Matthew Kupfer

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