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L'Î.-P.-É. veut administrer une dose de vaccin à tous les adultes d'ici juillet

La conférence de presse de la docteure Heather Morrison, médecin hygiéniste en chef de l'Île-du-Prince-Édouard, le 2 mars 2021.

La conférence de presse de la docteure Heather Morrison, médecin hygiéniste en chef de l'Île-du-Prince-Édouard, le 2 mars 2021.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Île-du-Prince-Édouard semble avoir une nouvelle fois évité le pire face à la COVID 19. La province a signalé quatre nouveaux cas mardi et confirmé que le variant britannique était à l'origine de deux cas signalés la semaine dernière. Les autorités sanitaires s'apprêtent maintenant à lever le confinement et préparent une nouvelle stratégie de vaccination très ambitieuse.

Les quatre nouveaux cas sont dans la vingtaine.

À ce moment, on a pas de raisons de penser qu'il y en a beaucoup de personnes dans la communauté qui ont la COVID-19, a déclaré la médecin hygiéniste en chef, la Dre Heather Morrison, lors du point de presse hebdomadaire.

Le nombre de cas actifs connus de la santé publique à l’heure est de 22.

Jusqu’à présent, les éclosions récentes ont touché 11 personnes dans la région de Summerside, toutes dans la vingtaine, et 6 dans la région de Charlottetown, la plupart dans la vingtaine également.

Deux cas confirmés d’un variant préoccupant

Deux cas annoncés la semaine dernière sont liés au variant du coronavirus britannique plus contagieux, a aussi annoncé Heather Morrison.

Tous les échantillons qui ont mené à un résultat positif sont systématiquement envoyés au Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg pour l’analyse de leur séquence génétique. Les résultats sont habituellement communiqués dans un délai de 7 à 10 jours. La Dre Morisson espère recevoir le résultat de cette analyse pour d’autres tests positifs d'ici la fin de semaine.

Entre-temps, dit-elle, les autorités médicales vont traiter tous les cas comme s’ils étaient causés par ce variant.

10 000 tests depuis samedi

Les autorités médicales recommandent toujours aux personnes âgées de 11 à 29 ans dans la région de Summerside de subir un test de dépistage même en l’absence de symptôme, ainsi qu’à tous les jeunes de 19 à 29 ans qui ont plusieurs contacts en raison de leur travail, par exemple dans les domaines de la restauration, de la livraison, du transport, de la transformation et des centres d’appels.

Les tests de dépistages même en l’absence de symptôme sont un élément clé pour comprendre et interrompre la contagion, explique la Dre Morrison.

Plus de 10 000 échantillons ont été prélevés aux fins des tests de dépistage de samedi à lundi. Environ 2000 d’entre eux restent à être analysés. La Dre Morrison remercie tous les jeunes qui ont répondu à l’appel de se faire tester et tous les professionnels de la santé qui ont effectué le travail.

Je n'ai pas l'impression qu'on doit continuer dans la phase rouge à ce moment, a affirmé Heather Morrison.

Vacciner toute la population d'ici juillet

L’objectif à l’Île-du-Prince-Édouard est d’arriver à vacciner 80 % des adultes d'ici juillet, même si cette nouvelle stratégie retardera l'administration de la deuxième dose pour certains.

Cette stratégie permettra d’atteindre plus rapidement une certaine immunité collective et les résidents de la province pourraient connaître un meilleur été qu’en 2020, souligne-t-elle.

Une infirmière prépare une dose de vaccin.

L'objectif de l'Île-du-Prince-Édouard est d'administrer ses doses de vaccin anti-COVID-19 le plus rapidement possible.

Photo : Radio-Canada

Entre-temps, tous les résidents âgés d’au moins 80 ans et qui ont déjà un rendez-vous pour être vaccinés ne verront pas de changement d’horaire, assure la Dre Morrison, mais les autres pourraient devoir attendre un peu plus longtemps leur deuxième dose.

Le vaccin jusqu’à présent a été offert à des groupes prioritaires, notamment aux résidents et au personnel des foyers de soins, aux travailleurs de la santé de première ligne, aux communautés autochtones, aux travailleurs qui font la navette et à d’autres personnes vulnérables.

Groupes prioritaires d'avril à juin

  • les premiers répondants, comme les pompiers, les policiers et les travailleurs des services publics;
  • les adultes âgés d’au moins 75 ans, puis ceux âgés d’au moins 70 ans et ainsi de suite jusqu’à ceux âgés de plus de 60 ans;
  • d’autres travailleurs de première ligne qui ne peuvent travailler à partir de leur domicile, par exemple les enseignants, les chauffeurs d’autobus, les employés d’usines et de supermarchés, etc.;
  • les Autochtones non vaccinés durant la première phase;
  • les personnes âgées de 18 à 59 ans qui risquent de connaître des complications sévères de la COVID-19 en raison d’autres problèmes de santé;
  • les adultes de 50 à 59 ans, puis tous les autres par tranche de cinq ans jusqu’à ceux dans la vingtaine;
  • les autres travailleurs qui ne sont pas en première ligne;
  • tous les autres adultes âgés d’au moins 18 ans, puis aux adolescents de 16 à 18 ans.

Les jeunes d’au moins 15 ans pourraient être vaccinés en juillet si un vaccin est approuvé pour les personnes de cet âge. Le vaccin sera aussi offert aux étudiants et aux travailleurs étrangers.

Les autorités médicales comptent annoncer publiquement à quel moment les membres de chacun des groupes énumérés ci-dessus pourront prendre un rendez-vous.

Au total en date de samedi dernier, 12 596 doses de vaccin ont été administrées dans la province. Les vaccins anti-COVID-19 approuvés au Canada requièrent deux doses. Plus de 7300 personnes ont reçu au moins leur première dose.

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