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La Ville de Sherbrooke veut impliquer davantage ses citoyens

Une quarantaine de citoyens assistent à la consultation publique concernant le projet domiciliaire Carré Belvédère.

Une quarantaine de citoyens assistent à la consultation publique concernant le projet domiciliaire Carré Belvédère.

Photo : Radio-Canada / Emilie Richard

Radio-Canada

La Ville de Sherbrooke espère impliquer davantage ses citoyens dans les affaires municipales. Pour ce faire, elle veut se doter d’une nouvelle politique de participation publique d’ici cet automne qui remplacera la politique de consultation citoyenne actuelle qui date de 2009.

Ce qu’on propose, c’est d’améliorer nos mécanismes de consultation, d’être en amont de la décision des projets, d’impliquer nos citoyens concernés par nos projets par les processus de consultation, explique Isabelle Côté, directrice d’arrondissement et responsable en développement des communautés dans l’arrondissement des Nations.

Afin de mettre en place cette nouvelle politique, la Ville consultera ses citoyens en trois temps. Tout d’abord, les Sherbrookois sont invités à répondre à un questionnaire disponible en ligne jusqu’au 21 mars. Un questionnaire qui vise à connaître les expériences vécues lors d’activités de participation publique, les obstacles inhérents à ces dernières, les conditions facilitant la participation publique et les moyens de rétroaction, indique la Ville.

Les citoyens qui n’ont pas accès à Internet peuvent également y avoir accès par le biais de la ligne téléphonique citoyenne. De plus, des équipes seront déployées dans certains lieux publics fréquentés afin de recueillir les réponses des gens. La Ville assure néanmoins que tout sera fait pour que les citoyens ne remplissent pas plusieurs fois le questionnaire. Notre partenaire va vérifier les adresses IP [...] pour ne pas avoir de doublon, affirme Mme Côté.

Ensuite, une soirée d’idéation et d’échanges concernant les grands axes de la future politique de participation publique aura lieu de façon virtuelle le 8 avril. Enfin, des commentaires, suggestions et recommandations concernant cette nouvelle politique de participation publique pourront être envoyés sur le site de la Ville. La Ville compte adopter cette nouvelle politique d’ici le mois de septembre.

Un échéancier serré, selon plusieurs élus

Plusieurs élus du conseil municipal ont regretté l'échéancier trop serré pour la mise en place de cette nouvelle politique. C’est le cas d’Annie Godbout, Paul Gingues et Évelyne Beaudin.

Je pense que ça va être important de prendre notre temps.

Une citation de :Annie Godbout, conseillère municipale du district de Rock Forest

Annie Godbout a d’ailleurs pris l’exemple de Québec, qui a revu sa politique de participation citoyenne entre 2017 et 2021. Eux, c’était un projet de trois ans. Nous, on va le réaliser en 8 mois. Je peux juste vous dire que je trouve ça un peu inquiétant. Soit on est comme hyper efficaces ou bien il y a des bouts qu’on échappe dans la démarche, explique-t-elle.

Même son de cloche du côté du conseiller Paul Gingues. Je n’ai rien contre le fait de revoir notre politique de consultation. Ça datait [de] 2009. J’ai un malaise avec l’idée d’aller de l’avant maintenant et aussi avec l’échéancier qui a été proposé, lance-t-il.

On est déjà en mars, en pleine année électorale, et on sait que le conseil sera dissous tôt au mois d’octobre. [...] L'échéancier est très serré.

Une citation de :Paul Gingues, conseiller du district de l'Université

Ce dernier croit que la mise en place d’une telle politique devrait être le mandat du prochain conseil municipal. Il s’agit d’un outil de travail très important en vue de favoriser une plus grande participation citoyenne dans les décisions de la Ville. [...] C’est [le prochain conseil municipal élu] qui aura à utiliser cette politique, dit-il.

Une démarche électorale, croit Évelyne Beaudin

De son côté, la conseillère Évelyne Beaudin émet l’hypothèse d’une démarche électorale de la part du maire Steve Lussier à huit mois des prochaines élections municipales. Je me demande qui a fait la commande de closer ça avant les élections. Je suis sûre qu’il y a eu une commande. Je le vois avec le non verbal de M. le maire que, peut-être, ça vient de lui, fait-elle savoir.

Le maire de Sherbrooke a balayé ces allégations du revers de la main. Ça ne vient pas de moi, a-t-il répliqué.

Steve Lussier croit par ailleurs que la Ville aurait avantage à consulter la population en amont. Ça va peut-être raffiner les communications entre la Ville, les élus et la population. Parce qu’il y a des sujets plus chauds auxquels on a touché plus récemment, indique-t-il.

On a été élus pour quatre ans. Lorsqu’on est élu pour 4 ans, on travaille pendant quatre ans, pas pendant trois ans et demi. On continue notre travail. Les élections ne sont qu’en octobre. On doit travailler jusque-là.

Une citation de :Steve Lussier, maire de Sherbrooke

Steve Lussier croit d’ailleurs qu’une telle politique aura un impact sur toute la population, les familles, les entrepreneurs, les étudiants, notamment. Ça s’est fait dans huit autres villes. [...] Oui, il y a d’autres villes dans lesquelles ça a pris un peu plus de temps, mais nous, au niveau des services, on était prêts, conclut-il.

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