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Refuge pour chats recherche (désespérément) site d’accueil

Un chat regarde par la fenêtre, par un jour de pluie.

L'organisation a lancé de nombreux appels à l'aide au public et aux autorités locales afin que ses chats puissent rester sur place jusqu'à ce que le bâtiment soit réaménagé.

Photo : getty images/istockphoto

Radio-Canada

Ni la pétition de plus de 73 000 signatures, ni la levée de fonds de 20 000 $ n’ont changé grand chose à la situation du North Toronto Cat Rescue (NTCR), un refuge pour chats abandonnés qui a dû déménager de son emplacement à Vaughan, près de Toronto, car la Ville lui refusait un permis d'exploitation.

Les autorités municipales ont établi que le refuge enfreignait les règlementations de zonage et qu'il ne répondait pas aux critères – sanitaires notamment – établis pour un refuge animal.

Dans le contexte immobilier actuel, la relocalisation relève du véritable casse-tête, voire de la mission impossible.

Quand ils ont découvert que nous n'avions pas de permis, nous étions prêts à en acquérir un, mais ils nous ont dit que nous ne pouvions pas rester-là, qu'il n'y avait aucun intérêt à en demander, ils ne nous en donneraient pas, se désole Donna Cox, fondatrice du NTCR.

Son refuge a pourtant été labelisé première organisation de sauvetage des animaux dans la région du Grand Toronto, en 2020. Il défend une approche éthique centrée sur la protection animale, aux antipodes des centres qui euthanasient les animaux non désirés comme c'est le cas avec les services municipaux pour animaux, dénonce Donna Cox.

Mon sentiment, c'est que Vaughan ne veut pas d'un refuge sans euthanasie.

Une citation de :Donna Cox, fondatrice du NTCR

Il était donc hors de question de confier sa horde à la Ville, laquelle lui a accordé jusqu'au 1er mars pour que sa cinquantaine de chats trouvent refuge ailleurs.

Donna Cox a préféré les laisser à des familles d'accueil, dans l'attente d'une éventuelle relocalisation.

Refuge à la rue

La fondatrice peine toutefois à retrouver un autre local avec un loyer mensuel similaire s'élevant à 4000 $.

Elle serait même prête à acheter un immeuble, dit-elle, si le sociofinancement s'avérait un peu plus généreux. Pour l'heure, les agents immobiliers appelés à la rescousse ne dénichent rien d'inférieur à 1 million de dollars dans le Grand Toronto.

Comme tout locataire à la recherche désespérée d’une nouvelle adresse, le North Toronto Cat Rescue continue de mobiliser ses réseaux pour trouver un nouvel emplacement.

Il a même tenté d’embaucher des avocats afin d'obtenir une dérogation temporaire, en vain. Les services vétérinaires de la Ville de Vaughan ont refusé de laisser le North Toronto Cat Rescue sur son site actuel.

L'hébergement d'un grand nombre d'animaux errants, quel que soit leur type ou leur race, n'est pas autorisé à partir de cet endroit et n'est pas conforme aux règlements relatifs aux licences d'exploitation ou au contrôle des animaux, a répondu la Ville.

Nous demandons à nouveau à la Ville de Vaughan de reconsidérer son soutien comme nous l'avons fait et nous espérons que les autres membres de la communauté comprennent également à quel point il est critique de garder ces animaux abandonnés et souffrants hors des rues et des abattoirs, défend l’organisme dans sa pétition.

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