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Plaidoyer pour la vaccination des personnes vivant avec un handicap ou une déficience intellectuelle

L'INCA défend son processus de révision après qu'une poursuite pour renvoi injustifié ait été déposée contre elle.

Archives

Photo : iStock

Radio-Canada

Des associations qui défendent les intérêts des personnes vivant avec un handicap, une déficience intellectuelle ou un trouble comme celui du spectre de l’autisme dénoncent le fait que ces gens ne soient pas vaccinés plus rapidement.

Dans une lettre ouverte adressée au premier ministre François Legault, elles demandent que les personnes en situation de handicap fassent partie des groupes prioritaires pour la vaccination contre la COVID-19, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Cette revendication est partagée par le titulaire de la chaire autodétermination et handicap de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Martin Caouette.

Les personnes en situation de handicap sont vulnérables si elles contractent le virus; il y a des conséquences qui peuvent être importantes pour elles, a -t-il expliqué en entrevue à l’émission En direct.

Il ajoute qu’elles sont plus vulnérables de vivre certaines difficultés dans la mise en place des mesures de confinement et de restrictions.

Lors des consultations sur les effets de la pandémie de COVID-19 sur la santé mentale de la population organisée par le gouvernement du Québec, en janvier dernier, le chercheur avait d'ailleurs parlé de l’importance de vacciner rapidement cette tranche de la population.

L''Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que les personnes handicapées peuvent courir un plus grand risque de développer des cas plus graves de COVID-19 et qu'elles peuvent courir un risque accru decontracter le virus, notamment parce qu'elles ont besoin d'aide pour effectuer certaines tâches ou ont des problèmes pour respecter les mesures d'hygiène essentielles comme se laver les mains.

Plusieurs d'entre eux ne comprennent pas bien l'importance des gestes barrières, souligne aussi la conseillère juridique de la Société québécoise de la déficience intellectuelle (SQDI), Stéphanie Cloutier, d’où l’importance qu’ils soient vite protégés contre la COVID-19.

C’est très surprenant, étonnant, qu’on n’ait pas fait ce choix-là [de vacciner rapidement les personnes en situation de handicap] au Québec.

Une citation de :Martin Caouette, titulaire de la chaire autodétermination et handicap de l'UQTR

Le titulaire de la chaire autodétermination et handicap de l'UQTR affirme qu’ailleurs dans le monde, des gouvernements ont choisi de prioriser les personnes ayant un handicap dans leur plan de vaccination.

Par exemple, en Europe et dans certains États américains, la situation de handicap est un élément qui est considéré comme un critère de vulnérabilité qui justifie la priorisation des personnes en situation de handicap, affirme-t-il.

Au Canada, les personnes déficientes intellectuelles de la Saskatchewan font partie des groupes prioritaires pour la vaccination.

Signataires de la lettre ouverte envoyée à plusieurs médias : l’Alliance québécoise des regroupements régionaux pour l’intégration des personnes handicapées (AQRIPH), la Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN), le Réseau communautaire en santé mentale (COSME), la Fédération québécoise de l’autisme (FQA) et la Société québécoise de la déficience intellectuelle (SQDI).

Avec la collaboration de Jacob Côté

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