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Inconduite sexuelle : le gouverneur Andrew Cuomo ciblé par une troisième accusatrice

Gros plan du gouverneur de l'État de New York, Andrew Cuomo.

Le gouverneur de l'État de New York, Andrew Cuomo, fait face à de nouvelles allégations.

Photo : Reuters / Andrew Kelly

Une troisième femme reproche au gouverneur de New York d'avoir eu avec elle un comportement inapproprié, rapporte le New York Times.

Anna Ruch, maintenant âgée de 33 ans, a dit au quotidien que les faits qu'elle impute au gouverneur démocrate se seraient produits en septembre 2019, lors d'une cérémonie de mariage.

Il aurait mis sa main sur une partie de son dos qui était dénudé. Après qu'elle eut repoussé la main d'Andrew Cuomo, il lui aurait dit qu'elle semblait agressive, puis aurait posé ses mains sur son visage. Il aurait ensuite demandé à la jeune femme s'il pouvait l'embrasser.

Mme Ruch, une ancienne membre de l'administration Obama et employée de la campagne à l'investiture de Joe Biden en 2020, dit s'être reculée alors qu'il se rapprochait.

J'étais tellement confuse, choquée et embarrassée, a-t-elle dit au New York Times. J'ai détourné la tête et je n'avais pas de mots à ce moment-là.

Sa première impression de celui qui dirige l'État de New York était pourtant positive, a-t-elle raconté au quotidien. Le gouverneur Cuomo faisait le tour de la salle quand il est arrivé près de Mme Ruch, qui l'a remercié pour le discours qu'il a fait en l'honneur des mariés. C'est après que la rencontre l'aurait rendue mal à l'aise. Andrew Cuomo aurait alors commis les gestes qu'elle lui reproche.

Selon le quotidien new-yorkais, son témoignage a été corroboré par un ou une amie, par des textos envoyés à cette période et par des photographies prises lors de l'événement.

Ces nouvelles allégations s'ajoutent à celles de deux anciennes collaboratrices du politicien de 63 ans, qu'elles accusent de harcèlement sexuel.

La première femme à sortir sur la place publique, Lindsey Boylan, une ancienne sous-secrétaire au développement économique et conseillère spéciale du gouverneur, l'a accusé de l'avoir harcelée il y a quelques années lorsqu'elle travaillait pour son administration.

Aujourd'hui âgée de 36 ans, elle a affirmé que le gouverneur l'avait embrassée sur la bouche de façon non sollicitée, suggéré qu'elle joue avec lui au strip-poker et multiplié les efforts pour lui toucher le dos, les bras, les jambes.

Charlotte Bennett, conseillère en politique de santé dans l'administration du gouverneur démocrate jusqu'en novembre, avait déclaré au New York Times qu'Andrew Cuomo lui avait posé des questions inappropriées sur sa vie sexuelle en juin 2020.

Il lui aurait notamment demandé si elle avait déjà eu des relations sexuelles avec des hommes plus âgés, ce qu'elle avait considéré comme des avances.

M. Cuomo était déjà sur la sellette pour sa gestion de la crise de la COVID-19 dans les résidences pour aînés. Il fait même l'objet d'une enquête du FBI et certains, même dans son parti, appellent à sa destitution. Sa gestion de la pandémie était pourtant perçue comme un modèle au début de la pandémie, l'an dernier, même si son État était alors le plus touché.

Des excuses jugées inadéquates

Dans un communiqué publié dimanche soir, le gouverneur Cuomo a affirmé que certaines choses qu'il avait dites avaient été mal interprétées, comme un flirt non désiré. Dans la mesure où quelqu'un a ressenti cela, j'en suis vraiment désolé, poursuivait la déclaration.

Il a en outre accepté qu'une enquête indépendante soit menée sur les allégations de harcèlement sexuel dont il fait l'objet.

Les explications et les excuses présentées par le gouverneur n'ont pas satisfait sa deuxième accusatrice sortie sur la place publique.

Ce ne sont pas les actions de quelqu'un qui se sent simplement incompris, a écrit Mme Bennett dans un communiqué, appelant d'autres femmes qui auraient vécu des situations similaires à se manifester. Ce sont les actions d'un individu qui exerce son pouvoir pour éviter la justice.

M. Cuomo disait aussi qu'il avait souvent taquiné ses subordonnées et plaisanté avec elles. Je comprends maintenant que mes interactions ont pu être insensibles ou trop personnelles et que certains de mes commentaires, compte tenu de ma position, ont fait ressentir à d'autres personnes des choses que je n'avais jamais voulues.

Il abusait de son pouvoir [sur ma cliente] à des fins sexuelles. C'est du harcèlement sexuel classique, a déclaré l'avocate Debra Katz, qui représente Mme Bennett.

Me Katz a également agi comme l'avocate de Christine Blasey Ford lors des audiences de confirmation de la nomination du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême devant le Sénat. Mme Blasey Ford a accusé celui qui est désormais juge à la Cour suprême de l'avoir agressée sexuellement lorsqu'elle était adolescente.

Avec les informations de New York Times

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