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Des citoyens demandent l'annulation de la fusion de Tracadie

Une photo de l'entrée de Pointe-à-Bouleau, à Tracadie.

Les routes des nombreux ancien DSL de Tracadie sont administrées et entretenues par la province. En mai, elles seront sous la responsabilité de la ville, qui dit ne pas avoir les moyens de s'en occuper.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Radio-Canada

Quand la région de Tracadie s’est fusionnée en une grande ville il y a sept ans, elle savait qu’elle allait un jour devoir payer pour entretenir les routes des anciens DSL. À quelques semaines du transfert de ces responsabilités, des citoyens craignent une hausse de taxes importantes et demandent un nouveau vote sur l'avenir de Tracadie.

Mécontentement de la communauté

À l’époque, Norma McGraw, ancienne conseillère municipale, croyait aux bienfaits d’une fusion. Je me suis fait embarquer, comme la majorité des gens, se rappelle-t-elle.

Mais elle a changé son fusil d’épaule du tout au tout. On a été induit en erreur par le gouvernement. Ils ne nous ont pas vraiment renseignés sur les conséquences d’une telle fusion, dit-elle.

Comme plusieurs citoyens insatisfaits, elle veut revenir à l’ancien modèle. En 2019, elle a déposé une pétition de plus de 1000 noms au conseil municipal.

Norma Mcgraw le 24 février 2019.

Norma Mcgraw, conseillère municipale de Tracadie jusqu'en 2018.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Elle souhaite maintenant que sa communauté tienne un vote aux prochaines élections municipales, prévues en mai, pour avoir l’option de se divorcer de l’ancienne ville et revenir au statu quo.

Moi je me dis que si ç’a été fait, ça peut se défaire. Il n’y a rien d’impossible.

Une citation de :Norma McGraw, ancienne conseillère municipale de Tracadie

Si la population parle, parle fort, et qu’ils font savoir c’est quoi leur mécontentement, je pense qu’il y a possibilité que le gouvernement revienne en arrière, dit Norma McGraw.

S’il ne revient pas en arrière, il va falloir qu’il corrige la situation au niveau des routes.

Une option peu envisageable

D'après le directeur général de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick, Frédéric Dion, une marche arrière de ce type ne s’est jamais faite dans l’histoire du Nouveau-Brunswick. Ce n’est pas quelque chose qui est envisageable, ou qui est pour le mieux pour la communauté, dit-il.

Frédérick Dion.

Frédérick Dion, directeur général de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

On est plutôt dans un mouvement où il faut se regrouper et renforcer la capacité des municipalités, et non se diviser davantage, on l’est déjà beaucoup trop.

Frédéric Dion croit toutefois que le mécontentement et l’insatisfaction qui émerge du terrain sont légitimes.

Selon lui, il convient de se demander si le gouvernement a bien accompagné la municipalité pour faire la transition et si les conditions de la taxation étaient raisonnables.

Il faut remettre le fardeau sur la province, dit-il.

Mercredi, le ministre des Gouvernements locaux et de la Réforme de la gouvernance locale, Daniel Allain, doit rencontrer les élus municipaux pour faire le point sur le dossier de la gestion des routes.

En 2013, seuls 53 % des résidents des DSL avaient voté en faveur d’une fusion avec la municipalité de Tracadie, et les appuis semblent s’être érodés.

Avec les informations d’Alix Villeneuve et de Karine Godin

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