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Donner du sang pour la première fois à 40 ans

Nicole Lavergne Smith assise dans la chaise ou elle donne du sang pour la première fois

Nicole Lavergne Smith donne du sang pour la première fois.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Radio-Canada

J'étais cet enfant. 

L’enfant que les techniciens et techniciennes de laboratoire ne veulent pas voir venir. 

À environ 7 ans, ma mère a dû me traîner à la clinique pour faire un test sanguin. Je donnais des coups de pied et criais à pleins poumons. 

Eh bien, cette gamine a maintenant 40 ans. Les choses vont mieux, mais la peur des aiguilles est toujours là.

J'accepte maintenant (à contrecœur) de faire un test sanguin quand c’est nécessaire, mais je n'ai jamais volontairement voulu aller donner du sang.

Et ce n’est pas une chose dont je suis fière.  

Quand j’ai lu dans les médias sociaux que mon ancien collègue de Radio-Canada Marcel Bolen a donné du sang pour la 64e fois, je me suis dit que c’est bel et bien le temps que je le fasse moi aussi. 

J’ai appelé Marcel pour en savoir plus et pour avoir quelques mots d’encouragement avant mon rendez-vous. 

Marcel Bolen porte un masque et donne du sang.

Marcel Bolen donne du sang pour la 64e fois.

Photo : Marcel Bolen

Il a donné du sang pour la première fois lorsqu’il était étudiant à l'école technique de Moose Jaw, dans le sud de la province, dans les années 1980. La Croix-Rouge était venue sur place pour faire une collecte de sang. 

C’est ma façon de donner à la communauté, dit-il.

C'est important parce que ça sauve des vies.

Une citation de :Marcel Bolen

Une réalité qui l’a touché de près récemment, lorsque son beau-frère a eu besoin d’une transfusion sanguine. 

Pendant quelque temps, Marcel a dû arrêter de donner du sang, notamment en raison d’un cancer de la prostate en 2014. Il devait attendre cinq ans après ses traitements contre le cancer avant de se retrouver dans la chaise de donateur. Il est fier de pouvoir redonner aujourd'hui. 

Il a fait un autre don depuis cette entrevue et est maintenant rendu à sa 65e fois. 

Marcel m’a expliqué que tout le processus prend environ une heure : Ça ne fait pas mal et ça ne coûte rien. 

Après avoir parlé à Marcel, j’étais prête à tenter l’expérience par moi-même. 

D'abord, je devais répondre au questionnaire sur le site de la Société canadienne du sang pour vérifier si j'avais le droit de le faire. Première étape réussie!

Ensuite, je devais manger quelque chose de salé avant mon rendez-vous et boire beaucoup d’eau. Donc, après avoir passé l’après-midi à manger des croustilles en m'hydratant, j’étais prête. 

Dans son salon, Nicole Lavergne Smith met des croustilles dans sa bouche.

Nicole Lavergne Smith mange des croustilles avant son premier don de sang.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Je suis arrivée et on m’a donné un collant disant que c’était mon premier don. C’est incroyable comment un petit collant sur le t-shirt peut nous rendre fiers! 

Il fallait ensuite répondre à d'autres questions et lire un dépliant au sujet du don de sang. 

Je suis entrée dans un petit bureau où j'ai rencontré Neel, un employé de la Société canadienne du sang. Il m’a posé quelques questions supplémentaires et m’a dit qu’il devait prélever une goutte de sang au bout de mon doigt pour vérifier mon taux d’hémoglobine, une protéine dans les globules rouges qui contient du fer. 

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à transpirer. J’ai pris de grandes respirations pour me calmer. Mais, ô surprise, je n’ai rien senti, mais RIEN! 

Je faisais alors très confiance à Neel pour la suite des choses. 

Une fois rendue dans la chaise, je me sentais inquiète. Je vais vous avouer que j'ai mis un peu de crème anesthésiante au point de la ponction. Donc, quand l'aiguille est entrée, je n’ai vraiment rien senti! 

Alors que le sang coulait, je prenais de grandes respirations, et Neel m’a donné une petite série d'exercices à faire pour rester détendue.

J’ai envoyé un texto à ma famille, les larmes aux yeux, pour leur dire que j’avais accompli ma mission! J’ai réussi à vaincre ma peur et à faire quelque chose de bien pour ma communauté. 

Je me suis assise dans la salle d’attente pendant une dizaine de minutes. J’ai pu choisir quelques collations (pour manger à la maison en raison de la pandémie). Pendant que je jasais avec d’autres donateurs, on avait tous un grand sourire, peut-être en raison de la poussée d’adrénaline causée par l'expérience! 

Après avoir survécu à cette dernière, je ne sais vraiment pas pourquoi j’ai attendu aussi longtemps. Une chose est certaine, je serai de retour! 

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