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OMG : l’envie de liberté de Laurence Nerbonne

Laurence Nerbonne assise sur un drapeau quadrillé noir et blanc.

Laurence Nerbonne a fait paraître l'album OMG le 26 février.

Photo :  courtoisie

Radio-Canada

À force de travailler, de vivre et de créer en plein confinement, Laurence Nerbonne a eu envie de liberté. Résultat : elle a lancé OMG dans l’univers, vendredi dernier. Comme un grand cri à l’effet cathartique, mais aussi rassembleur.

C’était un peu ma façon de survivre à la pandémie : de parler de choses le fun, que ça me tente de faire, et dont je m’ennuie. Aller en auto avec mes amis, aller à la plage, des trucs comme ça qu’on ne peut pas faire en ce moment, voir nos parents… On a tous ce manque-là, donc c’est sûr que ça a beaucoup fait partie de ma création, commente la musicienne originaire du secteur d'Aylmer.

Au fil de 12 chansons se croisent plusieurs Laurence : Laurence l’autrice, la compositrice, la chanteuse et la beatmakeuse, et pour la première fois, Laurence la réalisatrice.

OMG signe aussi le retour de la rappeuse frondeuse et revendicatrice de FEU (2019), qui n’hésitait pas à clouer au pilori le patriarcat dans l’industrie artistique, de même que celui de la popstar décontractée de XO (2016), avec laquelle on dansait sur des rythmes légers.

Laurence Nerbonne n’avait pas envie d’en rajouter une couche de plus et d’être dans quelque chose de plus dark que ce qui s’est passé en 2020, soutient-elle. Cela n’a toutefois pas empêché celle qui s’inspire des Cardi B, Nicki Minaj et autres femmes fortes du hip-hop de brandir son personnage de girl boss et de continuer d’annoncer son évangile féministe.

La vague de dénonciations d'inconduite et d'agression à caractère sexuel de l’été 2020, qui a particulièrement touché le milieu artistique, lui a donné des munitions de plus pour OMG. J’ai vraiment trouvé ça difficile, j’ai trouvé ça décevant. C’est drôle que les institutions soient portées par des gens comme ça, soulève celle qui a déjà dédié une chanson au mouvement #MeToo.

[OMG] parle de reprendre sa propre liberté et du pouvoir de ses capacités. J’espère que ça donne le "power" à tous les gars et [à toutes] les filles qui se sentent comme ça dans leur milieu de reprendre leur pouvoir, leurs droits, leurs libertés, et de s’assumer dans toutes leurs différences.

Une citation de :Laurence Nerbonne, autrice-compositrice-interprète

D’où le titre : Oh my God, pour tous les chamboulements qui ont fait réagir depuis le début de la pandémie, pour les bonnes surprises qu’elle a vécues malgré tout, et pour le côté libérateur et décomplexé, voire effronté, de son long jeu.

J’ai comme osé faire ce que ça me tentait, même si parfois ça peut friser certaines oreilles. [...] Oui, il y a un petit peu de provocation, mais surtout de la liberté, conclut Laurence Nerbonne.

Avec les informations de Marika Bellavance

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