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Le variant du coronavirus sud-africain bien présent en Abitibi-Témiscamingue

Une main gantée manipule des contenants.

La santé publique confirme que des cas du variant du coronavirus sudafricain, plus contagieux, sont présents dans la région.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La santé publique confirme que l’on compte 40 nouveaux cas du variant du coronavirus sud-africain en Abitibi-Témiscamingue.

Parmi ces 40 cas de variant, 28 d’entre eux sont liés à l’éclosion au début du mois de janvier, et 12 à l’éclosion à l’école de Landrienne à la mi-février.

La directrice de la santé publique, Dre Lise Landry, a demandé à la population de continuer à limiter ses contacts à la bulle familiale pour éviter la propagation du variant.

Nous avons eu cette réponse samedi soir, le variant [du coronavirus] sud-africain est bel et bien présent dans notre région. Comme il est plus contagieux, il invite à une vigilance accrue de la part de nous tous. Ça ne nous a pas surpris compte tenu des dernières éclosions qu’on a eues à l’école à Landrienne, un CPE et maintenant la RPA [résidence pour aînés], affirme-t-elle.

Dre Omobola Sobanjo, médecin-conseil à la santé publique, abonde dans le même sens.

Nous-même, quand on fait nos enquêtes, on constate que la transmission se fait plus facilement, rapporte-t-elle.

Il va être important que les gens nous aident, que chacun reconnaisse que c’est un problème, que c’est un enjeu qui touche tout le monde et que chacun a son rôle à jouer [...] On arrive à le contrôler, mais on pourrait faire mieux si tout le monde collaborait.

Une citation de :Dre Omobola Sobanjo, médecin-conseil à la santé publique

Des collègues de l’Institut national de santé publique (INSPQ) collaborent présentement avec le CISSS-AT pour enquêter sur le possible lien entre l’éclosion de janvier et celle de la mi-février.

Dre Sobanjo souligne d’ailleurs que la santé publique a modifié sa façon d’évaluer les risques de transmission.

Donc dans certaines situations, selon le contexte, il se peut que quelqu’un qui, auparavant était considéré comme à risque faible, soit maintenant considéré comme un risque modéré et l’isolement préventif de 14 jours soit demandé. Donc ça va être important pour les employeurs, les entreprises de collaborer avec nous et d’être conscients de ce changement, souligne Dre Sobanjo.

On demande aussi aux personnes en isolement d’effectuer un test de dépistage après leur période d’isolement.

Des fois on constate que c’est vers la fin de ces 14 jours que les gens deviennent positifs, donc c’est pour ça que maintenant, on fait plus de demandes, plus de tests et plus de suivis, explique Dre Sobanjo.

Vaccination

La directrice régionale de la campagne de vaccination Katia Châteauvert indique que jusqu’à maintenant, plus de 4000 rendez-vous ont été pris pour la vaccination des 80 ans et plus et de leurs proches aidants de 70 et plus dans la région.

On est très satisfait de la réponse de la population à la vaccination, affirme-t-elle.

En ce qui concerne les résidents aux Jardins du Patrimoine à Amos qui sont atteints, Dre Lise Landry espère que le vaccin diminuera les symptômes et les risques associés.

Ça va se préciser parce qu’il n’y a pas beaucoup d'expériences au Québec avec des éclosions dans les RPA avec la vaccination. J’ose espérer que ça va fonctionner, pour l’instant ça regarde bien, mais je ne peux pas l’affirmer à 100 %, dit-elle.

Mme Châteauvert ajoute que la santé publique est en train de se préparer pour la vaccination du prochain groupe prioritaire, soit les 70 ans et plus.

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