•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'incinération plus populaire depuis le début de la pandémie

Plusieurs modèles d'urnes funéraires sur un étalage d'un salon funéraire.

Plusieurs modèles d'urnes funéraires dans un salon funéraire.

Photo : CBC/Sherry Vivian

Radio-Canada

L'incinération gagne en popularité au Nouveau-Brunswick, alors que plusieurs attendent la fin de la pandémie pour organiser les funérailles d'un proche décédé.

À la coopérative funéraire Passage, à Shediac Bridge, les incinérations sont plus nombreuses depuis plusieurs mois.

La raison est simple : avec cette méthode, il est possible de repousser plus longtemps les services funéraires. Des dizaines de familles de la région attendent donc la fin de la pandémie, ou du moins des mesures moins restrictives, pour organiser des funérailles.

Pour pouvoir faire ça, pour pouvoir garder le corps, on leur dit, c'est l'incinération, explique le directeur général de la coopérative funéraire Passage, Mathieu LeBlanc.

La maison funéraire Frenette de Moncton constate elle aussi un intérêt plus grand pour la crémation. Elle se retrouve en ce moment avec des dizaines de cérémonies en attente.

Même avant la pandémie, l'incinération devenait plus populaire auprès des Canadiens, passant de moins de 50 % en 2000 à plus de 70 % en 2019 selon la firme Statista.

Le contact humain

Attendre pour pouvoir faire son deuil, c'est ce que se disent certains à l'heure où les poignées de main et les câlins ne peuvent plus faire partie des cérémonies.

En phase orange, les salons ne peuvent accueillir que 25 personnes à la fois, le port du masque est obligatoire tout comme la distanciation physique.

Gros plan sur un cercueil.

Les poignées de main et les câlins ne peuvent plus faire partie des cérémonies en temps de pandémie.

Photo : Kzenon/Shutterstock

Et, selon le propriétaire de la maison funéraire Frenette, Guy Belliveau, les alternatives offertes en ce moment n'ont pas le même effet.

Quand-ce qu'on a commencé avec le COVID, on nous a recommandé de mettre notre main sur notre cœur lorsqu'on offre nos sympathies. Il y a des gens qui trouvent ça un peu froid, mais c'est la réalité d'aujourd'hui, témoigne-t-il.

Pour les familles qui ne choisissent pas la crémation, et qui désirent plutôt exposer le corps du défunt, il est toujours possible de toucher la main de la personne décédée, bien que ce ne soit pas recommandé.

D’après le reportage de Frédéric Cammarano

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !