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Arrestation pour agressions sexuelles : appel à la prudence, mais pas à la panique

Enseigne 911 sur voiture-autopatrouille

Des intervenantes demandent aux victimes et potentielles victimes d'agression sexuelle de contacter les autorités.

Photo : Radio-Canada / ICI Radio-Canada/Carl Boivin

Désiré Kafunda

Des centres d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles d’Abitibi-Témiscamingue tiennent à sensibiliser la population après le dépôt d’accusations d'agressions sexuelles contre Jorgens Charles.

M. Charles a été arrêté le 25 février et a comparu vendredi au palais de justice de Rouyn-Noranda sous des chefs d'accusation d'agression sexuelle, d'enlèvement, de harcèlement et de voies de fait.

L’homme de 25 ans aurait fait plusieurs victimes et la Sûreté du Québec est à la recherche d'autres victimes potentielles.

Véronique L'hébreux, intervenante communautaire pour le Point d'appui, un Centre d’aide et de prévention des agressions à caractère sexuel de Rouyn-Noranda, invite la population à ne pas céder à la panique.

C’est sûr que c’est tout le temps ébranlant, ce genre de situation, mais les agressions par un inconnu, ce n’est pas la plus grande proportion qui existe. Il ne faut pas inquiéter la population. C’est souvent quelqu’un qu’on connaît qui va commettre une agression plus qu’un inconnu, souligne-t-elle.

Josée Bélisle est coordonnatrice administrative pour le CALACS-Abitibi, un centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel basé à Amos. Elle précise que les agressions en série ne sont pas si fréquentes.

Ce n’est pas commun qu’on voie des prédateurs sexuels, des agresseurs sexuels en série comme ça qui vont faire plusieurs victimes qui n’ont aucun lien avec eux ou même entre elles, ajoute-telle.

C’est solidairement qu’on va pouvoir construire une société plus juste, plus équitable, plus sécuritaire notamment pour les femmes, qui sont malheureusement encore beaucoup la cible des agressions sexuelles.

Une citation de :Josée Bélisle, coordonnatrice administrative CALACS-Abitibi

Selon les informations transmises vendredi par la Sûreté du Québec, le suspect s’approchait de ses victimes pour leur proposer de les raccompagner.

Josée Bélisle rejoint Mme L’hébreux en disant qu’il ne faut pas lancer non plus un message aux femmes qu’elles doivent avoir peur de se promener dans la rue parce que ce n’est pas un type d’agression qui est quand même très fréquent.

Elle invite toutefois toutes les victimes ou potentielles victimes à se référer aux autorités et/ou de consulter le CALACS de sa MRC.

Quelques conseils à la population

Josée Bélisle rappelle de signaler aux autorités les personnes qui vous mentionnent avoir commis des crimes.

Pour Véronique L'hébreux, les conseils de prévention, c’est de se munir de son téléphone, appeler quelqu’un rapidement. Ne pas hésiter à composer le 911 si on se sent en danger [...] Il y a des alarmes que vous pouvez déclencher quand vous prenez votre auto ou si votre auto est pas loin, partir le bouton panique.

Y a-t-il des signes qu’on est à risque d’agression sexuelle?

Josée Bélisle, la coordonnatrice administrative de CALACS Abitibi, mentionne certains comportements qui pourraient indiquer qu’on est à risque. Par exemple, un partenaire irrespectueux, un partenaire qui prend des décisions pour vous, qui veut gérer vos finances, les personnes avec qui vous avez des contacts, votre habillement, et qui a des préjugés défavorables envers les femmes.

Dès qu’on n’est pas confortable, dès qu’on sent un malaise faut le nommer, il faut s'en aller, il faut téléphoner, mais des fois c’est très sournois, souligne l’intervenante communautaire pour le Point d'appui, Véronique L'hébreux.

Nous on est vraiment là pour vous écouter, vous aider, puis vous accompagner dans cet événement-là s'il y a lieu, conclut-elle, en s’adressant aux potentielles victimes de Jorgens Charles.

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