•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des Insulaires découragés par le reconfinement

Une affiche dit « mets à emporter seulement » devant un restaurant.

L'Île-du-Prince-Édouard est en zone rouge depuis lundi minuit.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

À l'Île-du-Prince-Édouard, les mesures de santé publique plus sévères et l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 causent de nouveaux défis dans les écoles et découragent des commerçants.

Les deux éclosions de cas de COVID-19 à l’Île-du-Prince-Édouard ont conduit le gouvernement à reconfiner la province, au moins jusqu'au mercredi 3 mars.

Inquiétudes dans les garderies

Considérés comme un service essentiel, les centres de petite enfance de l’île demeurent ouverts.

Le risque de contamination par le nouveau coronavirus inquiète néanmoins les travailleuses de ce secteur. Certaines éducatrices ne souhaitent pas travailler en ce moment de peur d’attraper la COVID-19, selon Kathleen Couture, directrice des centres de la petite enfance de l’île.

 C’est injuste parce que les enfants n’ont pas le droit de fréquenter l’école. Mais nous il faut rester ouvert. 

Une citation de :Kathleen Couture, directrice des centres de la petite enfance de l'Île-du-Prince-Édouard

Selon elle, le quart des éducatrices de l’Île-du-Prince-Édouard sont absentes. Cinq d’entre elles sont en attente de test de dépistage de la COVID-19.

Kathleen Couture, directrice de l’Association des centres de la petite enfance francophones de l'Île-du-Prince-Édouard.

Kathleen Couture, directrice de l’Association des centres de la petite enfance francophones de l'Île-du-Prince-Édouard. (archives)

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

La directrice demande au gouvernement de considérer les éducatrices comme des travailleuses essentielles et de les inclure dans la liste des personnes qui pourront être vaccinées en priorité.

Si on est des travailleurs essentiels, on devrait être sur la liste des autres travailleurs essentiels pour les vaccins aussi, ajoute Kathleen Couture.

Selon la directrice des centres de la petite enfance, les nouvelles mesures ne déterminent pas un nombre maximum d’enfants par établissement. Les CPE peuvent donc accueillir autant d'enfants qu'avant la pandémie.

Les commerçants découragés

La fermeture des commerces jugés non essentiels décourage des commerçants.

Pierre Gallant, porte-parole de la Chambre de commerce acadienne et francophone de l’Île-Prince-Édouard, souligne que les propriétaires d'entreprises souffrent déjà beaucoup depuis le début de la pandémie.

Aubrey Cormier, Pierre Gallant et Colette Aucoin discutent de l'avenir des communautés rurales francophones lors d'une table ronde.

Au centre de l'image, Pierre Gallant, porte-parole de la Chambre de commerce acadienne et francophone.

Photo : Radio-Canada / Jacques Giguère

Propriétaire d’une papeterie à Summerside, l’une des villes les plus touchées par les récentes contaminations, M. Gallant ajoute que certains magasins qui n’offrent pas leurs services en ligne seront pénalisés durant le confinement.

Ce n’est pas des produits qui peuvent être vendus en ligne. C’est sûr qu’il faut qu’on s’adapte, mais il y a des cas où on ne peut pas s’adapter.

Une citation de :Pierre Gallant, porte-parole de la Chambre de commerce acadienne et francophone de l’Île-Prince-Édouard

Il rappelle que les commerces feront face à des problèmes de stock de marchandises, car les produits commandés auprès des fournisseurs ne seront pas vendus, si le confinement est prolongé.

Les défis de l’apprentissage à distance

Les cours sont suspendus pour quelques jours dans toutes les écoles de la province. Selon la santé publique de l’île, la fermeture des écoles pourrait être prolongée, si le nombre de cas de COVID-19 augmente.

François Rouleau en entrevue par webcam.

François Rouleau, directeur général de la Commission scolaire de langue française (CSLF) de l'Île-du-Prince-Édouard, le 3 janvier 2021.

Photo : Radio-Canada

Pour François Rouleau, directeur de la Commission scolaire de langue française de l’île, les écoles françaises devront se préparer, dans les prochains jours, à un possible passage à l’enseignement en ligne.

Un éventuel prolongement des mesures de santé publique pourrait représenter un grand défi en matière d’équipement pour les écoles, selon lui.

Notre capacité d’aider les familles qui n’ont pas accès à l’ordinateur devra être plus grande.

Une citation de :François Rouleau, directeur de la Commission scolaire de langue française de l’île

Les écoles françaises de l'île comptent actuellement plus de 1100 élèves.

Aucun nouveau cas lundi

Les autorités sanitaires ne signalent aucun nouveau cas de COVID-19, lundi.

Un total de 6632 tests de dépistage ont été réalisés samedi et dimanche, dont 2250 tests à la clinique de Three Oaks à Summerside qui avait été établie pour faire du dépistage ciblé chez les jeunes de la région.

Tous les résultats sont négatifs jusqu’à maintenant, mais la santé publique attend encore les résultats de 1600 tests.

Il y a actuellement 18 cas actifs dans la province. Ces personnes sont en isolement.

Près de 200 personnes ont été identifiées comme étant des contacts rapprochés de personnes malades. Tous les contacts rapprochés doivent aussi s'isoler pendant 14 jours, peu importe le résultat de leur test de dépistage.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !