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Biométhanisation : la Ville définit le sac de collecte idéal

Le directeur de la gestion des matières résiduelles à Québec tient un grand sac de plastique mauve dans ses mains.

Le directeur de la gestion des matières résiduelles à Québec présente le modèle de sac qui a été retenu pour la collecte des résidus alimentaires.

Photo : Courtoisie / Ville de Québec

À l’issue d’un projet pilote de deux mois, la Ville de Québec arrive à la conclusion que le sac idéal pour la collecte des résidus alimentaires sera d’une capacité de 13 litres, de couleur mauve et doté de longues bretelles qui se nouent facilement.

Ce sont les principales caractéristiques qui ont été retenues par les quelque 2000 résidents de Québec qui ont testé différentes options de contenants et de sacs en novembre et en décembre. Le projet pilote a permis de démontrer notamment qu’un sac de plus grand volume permettait de récupérer 16 % de résidus alimentaires de plus en moyenne par semaine qu’un sac plus petit.

À partir de 2022, lorsque la nouvelle usine de biométhanisation sera inaugurée, tous les résidents de Québec seront invités à séparer leurs résidus alimentaires dans un sac distinct qui leur sera fourni par la Ville de Québec.

Le maire Régis Labeaume a lui aussi tenté l’expérience pendant deux mois. Il a été surpris de voir qu’avec un contenant pour le recyclage et un autre pour les résidus alimentaires, la poubelle à déchets devenait quasiment inutile.

Je l’ai vécu et je peux témoigner du fait que c’est facile. Là-dedans, ce qui est important, c’est que ce soit facile pour qu’il y ait de l’adhésion. Si ce n’est pas facile, il n’y aura pas d’adhésion, avance le maire. La Ville de Québec cherche d’ailleurs à obtenir un taux d’adhésion de 70 % lorsque l’usine de biométhanisation sera en fonction.

Le maire de Québec Régis Labeaume en conférence de presse.

Régis Labeaume, maire de Québec

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

« On sait qu’on rentre dans la vie des gens et si on veut de la participation, il faut que ce soit facile. »

— Une citation de  Régis Labeaume, maire de Québec

Pour appuyer ses propos, le maire souligne que seulement 0,4 % des participants au projet pilote affirment avoir eu de la difficulté à changer leurs habitudes pour trier correctement les résidus alimentaires.

Le projet pilote a aussi permis à la Ville de Québec de déterminer qu’environ la moitié des ordures ménagères sont constituées de résidus alimentaires qui pourront être valorisés à l’usine de biométhanisation. Parmi les participants, le taux de récupération s’est élevé à plus de 90 %.

Un croquis de la future usine de biométhanisation de Québec.

Le centre de biométhanisation de l'agglomération de Québec traitera chaque année environ 96 000 tonnes de boues municipales et 86 600 tonnes de résidus alimentaires.

Photo : Ville de Québec

Le type de sac retenu par la Ville de Québec sera soumis à un deuxième projet pilote au mois de juin. L'administration Labeaume est toujours à la recherche d’une solution pour permettre le recyclage de ces sacs.

Même avec les coûts additionnels qui seront engendrés par l’achat et la distribution de contenants de cuisine et de sac à tous les résidents de la capitale, le maire soutient que cette solution représente des économies de cinq millions de dollars par rapport à l’ajout d’un bac brun pour la collecte des résidus alimentaires. L’utilisation du sac mauve qui sera déposé dans le bac à ordure conventionnel a aussi comme avantage de ne pas faire augmenter le camionnage dans les quartiers résidentiels.

Fort engouement

Tout près de 8000 personnes se sont inscrites au premier projet pilote alors que la Ville espérait recruter environ 1000 ménages.

Les gens qui ont participé au projet pilote l’ont fait principalement par conscience environnementale, pour réduire leur volume de déchets et pour tenter de faire économiser des coûts à la Ville.

La Ville de Québec travaille aussi sur un autre projet pilote pour introduire la collecte des résidus alimentaires en entreprise et dans les grandes institutions de santé et d’éducation. Selon les mesures sanitaires en vigueur, ce volet des essais pourrait être lancé en avril.

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