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La MMF se sent exclue de la campagne de vaccination et veut acheter ses propres doses

Plan rapproché de M. Chartrand.

Le président de la Fédération métisse du Manitoba, David Chartrand, dit être prêt à mettre sur la table 3 millions de dollars pour acheter des doses de vaccin.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

La Fédération métisse du Manitoba (MMF) tente de se procurer des vaccins contre la COVID-19 sans passer par la province. Elle dénonce le fait que les Métis ne fassent pas partie des personnes prioritaires pour la vaccination comme le sont les membres des Premières Nations.

À l’heure actuelle, les membres des Premières Nations nés avant le 31 décembre 1948 peuvent se faire vacciner. C'est 20 ans de moins que pour la population générale, puisque seules les personnes âgées de 95 ans et plus sont autorisées à recevoir le vaccin pour le moment.

Le président de la MMF, David Chartrand, estime que ses membres représentent aussi une population plus à risque de contracter la COVID-19.

C'est ce qu'il a mentionné en écrivant aux fabricants Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson, même si ce dernier n'a pas encore été approuvé par Santé Canada.

David Chartrand dit être prêt à mettre sur la table 3 millions de dollars pour acheter des doses de vaccin.

Nous avons 125 000 personnes qui ne sont pas incluses dans le déploiement du vaccin par cette province, justifie-t-il. J’implore donc ces sociétés pharmaceutiques de me donner une chance.

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, a déclaré mercredi dernier qu’il envisagerait de réduire l’âge de l’admissibilité des Métis seulement si on pouvait démontrer qu’ils courent un plus grand risque de subir des conséquences plus graves de la COVID-19, comme l’ont fait les dirigeants des Premières Nations.

D’autres provinces priorisent les Métis

En Ontario, en Colombie-Britannique et en Alberta, les Métis sont inclus dans le plan de déploiement des vaccins.

Selon la directrice de la santé de Nation métisse de l'Alberta, Reagan Bartel, il y a des preuves que les Métis sont plus à risque de développer des formes graves de la COVID-19.

Nous avons des taux plus élevés de diabète et de maladies cardiaques, et nous sommes touchés par d’autres problèmes sociaux ayant des conséquences sur la santé, comme les problèmes de logement ou d’éducation, précise-t-elle.

Selon Mme Bartel, certaines de ces données ne sont pas bien documentées, car il y a un sous-financement chronique de la recherche sur les communautés métisses.

Par ailleurs, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI), l’organisme indépendant du Canada qui publie des avis sur les vaccins, affirme que tous les peuples autochtones, soit les Premières Nations, les Métis et les Inuit, ont besoin d’une vaccination prioritaire.

Si on exclut l’un de ces trois groupes, les lignes directrices du CCNI ne sont pas respectées, déclare Reagan Bartel.

Le terme générique d'Autochtone est désormais utilisé par les nouvelles lignes directrices du CCNI et il inclut les Métis. Nous exclure comme cela de la campagne de vaccination prioritaire n’est qu’une autre façon d’exercer les pouvoirs coloniaux.

Avec les informations de Rachel Bergen et Marina von Stackleberg.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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