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Les défis de former des chiens-guides en pleine pandémie

Un chien attend les instructions de son maître.

La pandémie de COVID-19 amène de nombreux défis aux formateurs de chiens-guides.

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

Radio-Canada

La pandémie de COVID-19 n’empêchera pas la formation de bons chiens-guides. C’est ce qu’assurent des agences canadiennes dans ce domaine.

Les organismes Chiens-guides canadiens pour aveugles (CGDB), à Manotick, et Canine Campus, à Carleton Place forment de jeunes labradors, retrievers et bergers pour l’Institut national canadien pour les aveugles (INCA). Ils les préparent à faire face entre autres aux foules et aux espaces intérieurs.

Nous voulons les exposer le plus possible pour qu’ils aient l’impression que c’est la vie normale et que ça ne les déstabilise pas trop lorsqu’ils seront guides, explique le directeur de CGDB, Alex Ivic.

Des quais d’attente bondés à l’heure de pointe ou encore des visites dans des maisons avec des enfants ne sont que quelques-unes des expériences que les chiens-guides en formation ne peuvent pas vivre cette année.

L’absence de foules et la fermeture des magasins ont forcé les entraîneurs de chien à développer des façons créatives pour préparer les chiens à ces situations de la vie réelle.

On devait réinventer ce qu’on faisait et/ou être intelligent et créatif en peaufinant des choses que nous avons déjà faites, ajoute M. Ivic.

D’autres environnements d’entraînement

Ian Hadlum, un entraîneur de chien chez CGDB, se bande les yeux et laisse Dahlia, une chienne de deux ans, le guider à travers un sentier obstrué par des barrières de construction. Le labrador noir l’amène ensuite doucement à sortir du chemin et en toute sécurité.

Ian Hadlum porte un bandeau et tient le chien avec une laisse.

Ian Hadlum porte un bandeau et laisse le chien qu'il entraîne, Dahlia, le guider autour d'obstacles au centre d'entraînement de Chiens-guides canadiens pour aveugles.

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

Les chiens ont aussi pu vaincre leur peur des escaliers roulants à l’aéroport Macdonald-Cartier, beaucoup moins achalandés qu’à la normale.

D’autres ont simulé des dîners dans des appartements aménagés où les meubles sont constamment déplacés.

En raison de la pandémie, le programme de CGDB de formation en résidence de huit personnes a pris fin. Les clients emménageaient auparavant dans une résidence, et apprenaient à y vivre avec leur nouveau chien-guide.

À la place, un programme de deux semaines avec un seul client a été mis en place.

De possibles mises au point plus tard

Les coûts à l’école de chiens-guides de l’INCA ont augmenté, tout comme ceux de CGDB qui dépendent fortement des dons.

Je sais qu’on dit qu’il y a beaucoup de chats et de chiens, mais ce n’est pas le cas donc nous ne pouvons pas simplement former un chien immédiatement, souligne Diane Bergeron de l’INCA.

En raison des restrictions, notamment sur les rassemblements, de plus en plus de personnes ayant une perte de vision ont contacté l’INCA pour retrouver leur indépendance avec un chien-guide.

Mme Bergeron souligne qu’en raison de la pandémie, une mise au point pourrait être nécessaire pour certains chiens dans le futur.

Les formateurs de chiens font valoir qu’un chien-guide passe habituellement les 18 à 24 premiers mois de sa vie à être entraîné. Il reste donc encore du temps pour compléter la formation.

Avec les informations de Stu Mills

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