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Un organisme souhaite créer un centre pour les premiers répondants souffrant de TSPT

Vue en hauteur des 10 acres de terre sur lesquels sera construit le centre River Valley Resilience Retreat. On voit un terrain vague au centre entouré d'arbres avec une rivière au fond.

Dix acres de terre ont été donnés par le propriétaire des terres dans la région. Les participants auront aussi le loisir de se promener sur plus de 100 acres autour de la propriété.

Photo : Soumise par Jeff Reeder

Radio-Canada

L’organisme River Valley Resilience Retreat, à Prince Albert, possède 10 acres de terre en dehors de la ville et souhaite créer un centre permanent pour recevoir les premiers répondants souffrant de troubles de stress post-traumatique (TSPT) et leurs familles pour travailler à leur bien-être.

Pour pouvoir créer ce centre, l'organisme a besoin de 350 000 $ et cherche actuellement des donateurs privés. Une campagne de financement a également été lancée récemment sur le site Internet GoFundMe.

River Valley Resilience Retreat est une création de Michelle McKeaveney, qui travaille dans un centre correctionnel, et de Jeff Reeder, un pompier qui a dû pendant un certain temps quitter son emploi à cause d'un TSPT en 2011.

Michelle Mckeaveney souhaite créer un endroit pour freiner le taux de suicide chez les premiers répondants et que les gens vont comprendre ça.

On essaie de récolter des fonds pour des personnes qui sont véritablement vitaux pour la communauté et sur lesquels on compte.

Une citation de :Michelle McKeaveney, cofondatrice de River Valley Resilience Retreat

Les deux fondateurs espèrent pouvoir ouvrir ce centre d’ici 2022, ce qui serait un rêve devenu réalité et un soulagement, selon Jeff Reeder.

Ils souhaitent que le centre puisse abriter une clinique ou offrir de la thérapie, ainsi qu’un espace pour se rassembler, en plus d’un chalet pouvant accueillir plusieurs personnes.

À long terme, le but serait de pouvoir accueillir les familles.

Jeff Reeder porte une casquette avec des lunettes de soleil et regarde la caméra souriant alors qu'il est arrêté sur un sentier en forêt. Il a un bâton dans chaque main pour marcher.

Jeff Reeder, un des cofondateurs de l'organisme, se promène sur un des sentiers qui fait partie des 10 acres de terre dont l'organisme est propriétaire pour créer un centre.

Photo : Jeff Reeder

Un projet né d’un besoin

Au fil des ans, Michelle McKeaveney a vu des collègues souffrir de problèmes de santé mentale et avoir besoin d’une aide autre que celle offerte au Centre de santé mentale de Prince Albert. Une situation qu’elle a elle-même connue.

Mme McKeaveney ne critique pas le centre, mais elle affirme que les premiers répondants ainsi que les travailleurs de première ligne ont parfois besoin d’un espace consacré à la guérison de TSPT.

Actuellement, les deux fondateurs s’impliquent au niveau local avec le réseau What’s Important Now, un réseau de soutien de Prince Albert pour les premiers répondants et les vétérans.

Les gens sentent qu’ils ne sont pas normaux, alors le premier travail du groupe de soutien est de créer un retour à la normalité et de leur faire comprendre que ce qu’ils ressentent est tout à fait normal.

Une citation de :Michelle McKeaveney, cofondatrice de River Valley Resilience Retreat

Le groupe qui offre du soutien en ligne et par textos se rencontre également en personne à l’église méthodiste de Cornerstone, tout en suivant les directives sanitaires en lien avec la COVID-19.

Il a aussi pour but de s’entraider à trouver l’aide nécessaire, notamment médicale, pour être sûr que personne n’est laissé à lui-même.

Travailler avec les chevaux

Photo de Michelle McKeaveny à gauche et souriante, avec un cheval à droite, qui est actuellement utilisé en équithérapie.

L'équithérapie a un rôle très important à jouer dans la guérison des personnes souffrant de TSPT, selon Michelle McKeaveney et Jeff Reeder.

Photo : Jeff Reeder

L'équithérapie ou la thérapie par le contact avec des chevaux serait une autre composante importante du centre que les fondateurs de River Valley Resilience Retreat souhaitent créer.

Le centre comprendrait notamment un lieu consacré à l’équitation.

L’équithérapie a été salvatrice pour Jeff Reeder qui, après neuf mois de thérapie conventionnelle, en était toujours au même stade.

J’ai fait venir quelques chevaux à la ferme et j’ai commencé à travailler avec eux. C'est à ce moment-là que j’ai réussi pour la première fois à être soulagé de mes symptômes.

Une citation de :Jeff Reeder, cofondateur de River Valley Resilience Retreat

Michelle McKeaveney précise que plusieurs personnes du groupe de soutien dont elle fait partie ont depuis essayé cette thérapie et que cela a eu un profond impact sur eux.

Les 10 acres que possède l’organisme ont été offerts par le propriétaire des terres de la région.

Celui-ci laissera également aux visiteurs le loisir de se promener sur sa propriété, qui fait plus de 100 acres, selon Michelle McKeaveney et Jeff Reeder.

Ces derniers se réjouissent d’avoir accès à un espace si paisible. En haut d’une des collines, on a une vue imprenable sur l’horizon et la forêt. C’est à couper le souffle.

Avec les informations de Heidi Atter et de Saskatchewan Weekend

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