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Cyberintimidation : les parents d'un bambin disparu font appel aux tribunaux

Photo d'un enfant de trois ans.

Dylan Ehler, 3 ans, est disparu le 6 mai 2020 à Truro en Nouvelle-Écosse.

Photo : Facebook / Ville de Truro

Radio-Canada

L'avocate d'un couple de Truro dont l'enfant est porté disparu depuis le printemps dernier s'adresse à un juge mardi. Elle espère obtenir une ordonnance de la cour pour faire cesser la cyberintimidation dont les parents se disent victimes.

Le petit Dylan Ehler n'a pas été vu depuis le 6 mai dernier, alors qu'il jouait dans le jardin de la résidence de sa grand-mère.

Jason Ehler et Ashley Brown se sont d'abord tournés vers les réseaux sociaux pour tenter d'obtenir des renseignements qui pourraient les aider à retrouver leur fils. Depuis, disent-ils, de nombreux internautes les accusent de négligence ou même d'avoir tué leur propre fils.

Je ne peux même pas imaginer comment ils font déjà pour vivre avec la disparition de leur fils, a déclaré leur avocate, Allison Harris, dans une émission de radio de la CBC. Cette cyberintimidation ajoute certainement une couche supplémentaire.

Me Allison Harris espère réussir à recourir à la Loi sur les images intimes et la cybersécurité de la Nouvelle-Écosse pour faire cesser les commentaires et les menaces en ligne.

Cette loi a été proclamée en 2018, cinq ans après la mort de Rehtaeh Parsons. L'adolescente de Dartmouth s'était enlevé la vie après avoir été victime de cyberintimidation durant des années.

Une seule affaire a été jugée en vertu de la loi. Il existe donc peu d'indications pour faire la part entre des commentaires offensants ou illégaux.

Il n'y a pas de ligne de conduite claire, soutient Me Harris. Nous allons devant un juge pour demander une ordonnance. Nous allons lui présenter les preuves pour que cette ligne soit tracée. Nous pensons qu'elle a été franchie.

Les cyberintimidateurs ne peuvent pas être poursuivis par l'entreprise de ce processus. Cependant, Allison Harris affirme avoir l'intention de demander des dommages-intérêts.

L'avocate s'attend à ce que d'autres dates soient fixées lors de la comparution mardi.

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