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Des responsabilités plus lourdes pour les femmes depuis le début de la pandémie

Une femme observe sa lessive tourner dans la laveuse.

Près des deux tiers des femmes canadiennes sondées sont principalement responsables des repas, des tâches ménagères et des soins prodigués aux enfants, même lorsqu'elles travaillent à temps plein.

Photo : Getty Images / Simon Skafar

Radio-Canada

Depuis un an, la pandémie a amené son lot de responsabilités supplémentaires pour les familles, comme la supervision des apprentissages à distance, ou simplement la tâche de s’occuper des enfants qui ne sont pas à l’école.

Au sein des couples, ces responsabilités additionnelles sont plus souvent prises en charge par les femmes, selon une récente étude commandée par la Banque CIBC.

Près des deux tiers des femmes canadiennes sondées sont principalement responsables des repas, des tâches ménagères et des soins prodigués aux enfants, même lorsqu'elles travaillent à temps plein.

Ève Arseneau en entrevue par webcam.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ève Arseneau, psychologue

Photo : Radio-Canada

Cette situation est causée en partie par une réalité historique, d'après la psychologue Ève Arseneau. Les femmes ne travaillaient pas auparavant, elles avaient automatiquement plus de temps, la capacité de s'occuper des enfants, des repas et des tâches ménagères.

Malgré l'intégration des femmes au marché du travail, elles continuent d'accomplir les tâches traditionnellement féminines.

Claire Johnson en entrevue par webcam.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Claire Johnson

Photo : Radio-Canada

Des tâches amplifiées par la pandémie, comme l'explique Claire Johnson, une professeure à l'Université de Moncton qui est mère de trois enfants.

Dans bien des cas, dit-elle, la pandémie a fait perdre tous les soutiens externes des familles. On allait souvent jouer chez des amis, il y a ma mère aussi qui prenait une responsabilité de s'occuper des enfants, expose-t-elle.

S'il n'existe pas de solution magique pour rétablir l'équilibre entre les partenaires, Mylène Ross-Plourde, professeure de psychologie à l'Université de Moncton, préconise la communication.

Mylène Ross-Plourde.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mylène Ross-Plourde, professeure de psychologie à l'Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada

C'est aussi de partager les responsabilités, pas juste de partager les tâches. Ce n'est pas nécessairement évident de le faire, à moins d'avoir une discussion claire et franche par rapport à ces sujets-là, dit-elle.

C’est la stratégie adoptée qu’a adoptée Claire Johnson. La communication a été la clé, pour celle qui dit faire partie de ces femmes qui bénéficient d'un partage plus équitable des responsabilités familiales.

Depuis que nous avons des enfants, explique-t-elle, nous, on s'était décidé que c'était moi qui allais travailler à l'extérieur de la maison, et ça allait être mon conjoint qui allait assumer plus de responsabilités du ménage, puis faire les repas.

Mais pour une majorité de Canadiennes, la division du travail demeure inéquitable et la pandémie semble exacerber cette réalité.

D’après le reportage de Marie-Ève Brassard

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