•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un homme autochtone abattu par la GRC à Tofino

Un écusson de la GRC sur la manche d'une chemise.

Un communiqué de la GRC indique que la Section des enquêtes générales de l'île de Vancouver enquête sur l'appel (archives).

Photo : CBC

Radio-Canada

Un jeune homme autochtone a été abattu par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Tofino samedi soir, confirment des dirigeants autochtones.

La GRC de la Colombie-Britannique indique par communiqué que, vers 21 h 30 samedi, deux agents de la GRC de Tofino se sont rendus dans une résidence d’Opitsaht, cherchant une femme soupçonnée d'être en détresse.

Après leur arrivée, un homme a été tué par balle. Un autre homme a été placé en détention. La femme a été localisée et emmenée à l'hôpital pour une évaluation médicale.

La victime a été identifiée par des dirigeants de la communauté comme étant Julian Jones, 28 ans.

Opitsaht est un village près de Tofino, une communauté de la Première Nation Tla-o-qui-aht, située à l'extrémité sud-ouest de l'île Meares, dans la baie Clayoquot.

Le communiqué de la GRC indique que la Section des enquêtes générales de l'île de Vancouver enquête sur l'appel à la police, y compris des allégations selon lesquelles la femme était retenue contre son gré.

Un autre Tla-o-qui-aht tué par balle

Hugh Braker, président de la Native Courtworker and Counseling Association de la Colombie-Britannique, dit que le jeune homme était bien connu dans les communautés de Tofino et de Port Alberni.

Cela provoque un choc profond dans la communauté. C'est la même communauté des Premières Nations qui a perdu une jeune femme l'année dernière à la suite d'une fusillade mortelle par la police. Et nous ne sommes toujours pas satisfaits des résultats de l'enquête sur ce décès, déplore-t-il.

En juin de l'année dernière, Chantel Moore, une femme de 26 ans de la Première Nation Tla-o-qui-aht, a été tuée par balle par un policier lors d'un contrôle de bien-être au Nouveau-Brunswick. Mme Moore a grandi sur l'île de Vancouver et avait récemment déménagé pour être avec sa mère et sa fille.

Nous en avons assez que la police enquête sur la police. Nous ne faisons tout simplement pas confiance aux enquêtes, dénonce M. Baker, affirmant que son organisation allait publier une lettre appelant à une enquête ouverte et rapide.

Le bureau d’enquêtes indépendantes de la Colombie-Britannique, un organisme civil de surveillance policière, enquête actuellement sur les événements.

Avec les informations de Wawmeesh Hamilton et Yvette Brend

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !