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L’enseignement efficace, une méthode qui donne des résultats

Des élèves de dos en classe devant une enseignante qui porte un masque.

Le Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys fait exception: les élèves ont amélioré leurs résultats malgré les défis liés à l’enseignement en ligne.

Photo : Radio-Canada / Valérie-Micaela Bain

Des résultats préliminaires du premier bulletin présentés le mois dernier révélaient que le taux d’échec en français et en mathématiques avait doublé par rapport à l’an dernier. Le Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys fait exception: les élèves ont amélioré leurs résultats malgré les défis liés à l’enseignement en ligne.

Ces succès ne sont pas le fruit du hasard. Le secret du CSSMB : l’implantation il y a sept ans de l’enseignement efficace dans ses écoles. L’approche élaborée aux États-Unis il y a une vingtaine d’années a fait ses preuves. Selon cette méthode, l’enseignant doit respecter plusieurs principes comme fractionner la matière qu’il enseigne, miser sur la réflexion à voix haute en classe, faire de la révision au quotidien et circuler dans les rangées pour vérifier que les élèves assimilent bien la matière.

On s’est inspiré des plus grands chercheurs mondiaux, mais surtout de grands chercheurs québécois

Une citation de :Dominic Bertrand, directeur général du CSSMB

La réussite pour tous

Cette façon de faire a tout changé pour Hassan Danab. Élève de cinquième secondaire à l’école des Sources à Dollard-des-Ormeaux, il a cumulé des échecs en français tout au long de son parcours scolaire. C’est la première fois que j’atteins une note normale en français qui n’est pas sur le bord ou en train d’échouer, dit-il fièrement. Son enseignante, Marie-Lou Théorêt, y est pour beaucoup. Cette dernière complètera dans quelques mois sa formation d’enseignement efficace; un cours du deuxième cycle universitaire offert à la TÉLUQ. C’est gratifiant, je me sens plus compétente, explique-t-elle, mieux outillée.

Hassan croit que tous les enseignants devraient suivre l’exemple de Marie-Lou Théorêt.

C’est une façon d’enseigner qui s’adapte à tout le monde; aucune personne ne se sent exclue ou ne comprend pas.

L’enseignement efficace semble aussi avoir un impact positif sur la persévérance scolaire des élèves en difficulté. En 2019, 88,8 % des élèves du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys ont obtenu un diplôme ou une qualification sur une période de sept ans, soit le meilleur meilleur taux de diplomation des élèves du réseau public francophone de la province. La moyenne québécoise est de 81,7 %.

Marguerite-Bourgeoys a augmenté son taux de diplomation de 10 % dans les cinq dernières années; c’est au moment où les coupures en éducation ont été les plus sévères, souligne Dominic Bertrand, directeur général du CSSMB. Même le taux de diplomation des élèves de milieux défavorisés est au-dessus de la moyenne provinciale : à 80,3 %, comparativement à 73,5 %

Soutenir les comportements positifs des élèves

Un autre aspect de l’enseignement efficace est la valorisation des comportements adéquats des élèves. Cette approche a contribué à faire chuter le nombre d’expulsions de classe entre 2017 et 2020, il est passé de 1509 à 108. Des enseignants comme Emmanuelle Cyr rencontrent sur une base quotidienne des jeunes qui ont eu des écarts de conduite répétés pour les aider à améliorer leur comportement. Le climat de l’école a complètement changé.

Ces élèves-là développent des stratégies qui vont leur servir en classe et aussi ça leur permet de voir qu’il y a des adultes qui sont bienveillants dans l’école, des adultes qui veulent leur réussite puis évidemment ça a des répercussions dans toutes les classes, dans toutes leurs interactions.

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