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Un projet de recours collectif contre le Service correctionnel du Canada s’intensifie

Une gardienne de prison dans une prison fédérale

Un porte-parole de Service correctionnel Canada explique que des actions sont prises pour prévenir et lutter contre le racisme et la discrimination au sein de l'agence fédérale.

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Une proposition de recours collectif contre le racisme systématique au sein du Service correctionnel du Canada (SCC), après les plaintes de deux employées autochtones, recueille un large soutien.

La demande a été déposée le 11 janvier au nom des employées, Jennifer Sanderson et Jennifer Constant, qui ont travaillé pour l'agence pénitentiaire en Saskatchewan et en Alberta.

Les deux employées affirment être victimes de racisme systémique sur le lieu de travail du SCC.

Une des plaignantes, Jennifer Sanderson, mère de six enfants de la Première Nation Wahpeton Dakota en Saskatchewan, indique qu’elle veut par son action donner l'exemple à ses enfants et rendre hommage à sa défunte mère, une survivante du pensionnat de Duck Lake au nord de Saskatoon.

Vous pensez que la société progresse et que les agences gouvernementales progressent, mais elles échouent.

Jennifer Sanderson, debout, à côté d'un arbre.

Jennifer Sanderson affirme avoir fait l'objet de propos racistes alors qu'elle était employée au Pénitencier de la Saskatchewan entre 2009 et 2017.

Photo : Jennifer Sanderson

Les allégations n’ont pas encore été prouvées au tribunal, mais les plaignantes affirment qu'elles-mêmes et d'autres collègues racialisés ont été traités comme s'ils étaient des détenus et non comme des égaux par le personnel et la direction du SCC.

Des interconnexions

L'avocat basé à Vancouver Aden Klein, qui représente les plaignantes, explique que son cabinet a reçu plus de 30 appels d'employés anciens et actuels racialisés du SCC qui soulèvent les mêmes préoccupations.

Ils allèguent des choses similaires - ils allèguent des railleries racistes et des blagues inappropriées à leurs dépens. Ils prétendent ne jamais être pris en considération pour des promotions, malgré qu'ils répondent à toutes les exigences requises, explique M. Klein.

L’avocat estime que le processus de certification de l'action collective pourrait prendre du temps et qu’il espère prouver l’ampleur du dossier évoquant un problème systémique .

Fin janvier, le porte-parole du SCC, Kyle Lawlor, a indiqué par courriel que l'agence pénitentiaire était au courant de la poursuite, mais qu'elle ne ferait pas de commentaires directs sur une affaire qui se trouve devant les tribunaux.

Toutefois, M. Lawlor a indiqué que des mesures sont en place pour aider à prévenir et à éliminer le racisme et la discrimination au sein du SCC

Le SCC ne tolère pas ces comportements et s'engage à fournir un lieu de travail sain, favorable et exempt de harcèlement et de discrimination, a écrit M. Lawlor.

Avec les informations de Jessie Anton

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