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Le Nutshimit, refuge et destination vacances en temps de pandémie

Des hommes en habit d'hiver prêt d'une motoneige sur une étendue enneigée.

Des Innus passent leurs vacances dans leur territoire.

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Alors que les voyages et les déplacements sont compliqués ou interdits en raison des mesures sanitaires, des Innus se tournent vers leur territoire traditionnel.

J’ai remarqué qu’il y avait beaucoup plus de monde qui allait dans le bois comparé à la dernière année, observe Donovan Fontaine.

Le bagagiste à bord du train Tshiuetin est bien placé pour faire cette observation : c’est lui qui embarque et débarque du train les nombreux bagages qu’emportent dans le bois les Innus dont les chalets se situent près du chemin de fer.

Donovan fontaine fixe l'objectif. Il porte un masque et est assis dans un wagon.

Le bagagiste Donovan Fontaine

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Le train est l'une des principales façons pour les résidents de Uashat mak Mani-utenam de se rendre dans leur territoire traditionnel.

À Noël, il y a eu beaucoup, beaucoup plus de monde que les deux dernières années. Quand je travaillais, c’était fou; si tu avais vu, parfois 50 bagages par arrêt, explique Donovan Fontaine.

Un travailleur en veste orange soulève un bac de plastique.

Donovan Fontaine décharge un wagon de bagage. Les séjours dans le Nutshimit requièrent beaucoup d'équipement et de préparation.

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Pour lui, le séjour dans le bois de plusieurs n’est pas étranger à la pandémie et aux mesures sanitaires en place, notamment dans leur communauté.

Beaucoup disent que c’est pour la COVID-19. Ils veulent s’éloigner et avoir un peu de tranquillité d’esprit, on les comprend, ajoute le jeune bagagiste.

Son collègue Andy-Greg Jérôme explique qu’il s’en irait lui aussi dans le bois s’il ne devait pas être à bord du train chaque semaine.

Si je ne travaillais pas, c’est sûr que je m’en irais dans le territoire, explique-t-il.

Andy-Greg Jérôme parle dans sa radio à bord d'un train.

Andy-Greg Jérôme au travail

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Il observe également un désir de s’éloigner des centres urbains et des communautés.

C’est pour se ressourcer et s’en aller loin de la COVID. Le bois, c’est un parfait endroit.

Une citation de :Andy-Greg Jérôme, employé à bord du train Tshiuetin

Échapper au stress et se remonter le moral

Dans le train, Mike Innu-Papu Mckenzie s’en va justement pour environ un mois et demi dans son chalet au cœur du Labrador.

Travailleur saisonnier en été, il est reconnaissant de pouvoir bénéficier de temps en hiver pour aller pêcher, chasser et bucher dans le territoire traditionnel de ses parents. Sa famille viendra le rejoindre pour une semaine de vacances à la semaine de relâche.

Un homme souriant dehors en hiver.

Mike Innu-Papu McKenzie

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Ça fait déjà presque un an qu’on vit la pandémie. On passe par le couvre-feu, c’est tannant un peu. Le moral est bas, c’est pour ça que je prends le train pour partir, m’écarter un peu de la pandémie, explique le résident de Uashat.

À l’administration du Tshiuetin, on remarque aussi une tendance à la hausse pour les séjours dans le bois.

Sans pouvoir chiffrer le nombre de passagers, la directrice générale de la compagnie ferroviaire, Tanis Peterson, dit observer qu’une plus grande proportion de passagers semble maintenant se rendre dans des camps au cœur du territoire.

À l’inverse, beaucoup moins de passagers empruntent cette année le train pour effectuer le trajet complet entre Sept-Îles et Schefferville.

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