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La coopération entre Ottawa et Washington profitable aux deux parties, dit Garneau

Le ministre des Affaires étrangères, Marc Garneau.

Le ministre Garneau se montre favorable à une plus grande collaboration diplomatique avec Washington.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Le Canada peut aider les États-Unis à reprendre une position de leadership sur la scène internationale, notamment en ce qui concerne la démocratie, affirme le ministre des Affaires étrangères Marc Garneau.

L’arrivée d’une nouvelle administration à la tête de la Maison-Blanche, qui laisse penser que les occasions de coopération entre les deux pays se multiplieront, pourrait apporter des bénéfices aux deux parties, semble-t-il penser, entre autres dans le dossier des détentions arbitraires de ressortissants étrangers à des fins politiques.

Le Canada peut être utile aux États-Unis. On a une réputation de champion de la démocratie, on est amis avec beaucoup de pays.

Une citation de :Marc Garneau, ministre des Affaires étrangères du Canada

Car ce dossier, dont le Canada a pris la direction, pourrait permettre aux États-Unis de redorer leur blason en ce qui concerne les droits de la personne s’ils s’y impliquent, tout en donnant encore plus de crédibilité à la démarche canadienne.

Le Canada a annoncé en février avoir créé une coalition avec 57 autres pays pour appuyer une nouvelle déclaration internationale qui dénonce ces détentions. Cette déclaration a été motivée par l'emprisonnement de Michael Kovrig et Michael Spavor, depuis plus de deux ans reclus dans une prison chinoise.

Et selon M. Garneau, de passage aux Coulisses du pouvoir, les États-Unis abondent dans le même sens, sont complètement d’accord avec nous. On va travailler ensemble pour avoir encore plus de pays qui vont signer cette déclaration-là.

Parler d'une seule voix

De leur côté, les États-Unis indiquent effectivement vouloir s’impliquer dans la démarche.

Dans une récente entrevue à l’émission Rosemary Barton Live, à CBC, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a déclaré que, pour aller de l'avant, les démocraties du monde entier devaient travailler ensemble et parler d'une seule voix sur la question de la détention arbitraire et que l'initiative du Canada était un bon début.

J'ai été très heureux de me joindre à l'initiative canadienne sur les détentions arbitraires dans laquelle certains États, à commencer par la Chine, sont engagés. Utiliser des personnes, des êtres humains, comme des pions à des fins politiques est un comportement totalement inacceptable de la part de n'importe quel pays, a-t-il déclaré.

M. Blinken a comparé cet effort à la lutte pour l'interdiction de l'utilisation des armes chimiques après la Première Guerre mondiale.

Après la Première Guerre mondiale, l'utilisation des armes chimiques était considérée comme répugnante et les pays ont travaillé ensemble pendant des décennies pour établir une norme contre leur utilisation, a-t-il rappelé. Cela s'est imposé. Et évidemment, nous avons vu des violations de cette norme. Mais il y a [désormais] un accord international sur ce point.

Les deux pays disent également s'entendre pour mettre de la pression sur la Chine pour son manque de respect des droits de la minorité musulmane ouïgoure.

Nous sommes beaucoup plus efficaces pour relever certains des défis que pose la Chine lorsque nous le faisons ensemble, lorsque les pays, les démocraties travaillent ensemble, parlent ensemble, agissent ensemble. [...] Il est beaucoup plus difficile pour la Chine d'ignorer notre voix collective et notre poids collectif que d'ignorer chacun d'entre nous individuellement, a insisté M. Blinken.

Quant à Marc Garneau, il dit être « extrêmement préoccupé » des rapports sur cette minorité qui ont été rendus publics depuis deux ans, et vouloir insister pour que la Chine permette à des experts d’aller au Xinjiang pour rendre compte de la situation.

Avec les informations de CBC

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