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Des investissements réclamés dans les logements sociaux contre la violence conjugale

Des manifestants à Montréal.

Les manifestants réclament des investissements conséquents dans les logements sociaux, notamment la construction de 55 000 appartements en cinq ans.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La Presse canadienne

Devant la montée des cas de violence conjugale en temps de pandémie, des organismes communautaires réclament des investissements dans les logements sociaux dans le prochain budget provincial.

La coalition, formée du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et de l'Alliance des maisons de 2étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (Alliance MH2), a tenu une conférence de presse dimanche à Montréal pour insister sur le fait que les logements sociaux sont essentiels aux femmes victimes de violence conjugale.

Selon elle, seules 66 % des femmes qui sont sorties des maisons d'hébergement de deuxième étape ont trouvé un logement adapté à leurs ressources financières.

Le FRAPRU réclame la construction de 50 000 logements sociaux en cinq ans.

La coalition demande également l'ouverture de 106 places en maisons d'hébergement de deuxième étape, qui sont en attente d'approbation.

Manque de places

Selon elle, seulement en 2019-2020, le taux de refus des demandes d'hébergement auprès des maisons de l'Alliance MH2 se chiffrait à 75 % à Montréal et 37 % dans les autres régions. Et certaines régions ne sont même pas desservies.

L'Alliance MH2 souligne qu'elle attend ces nouvelles places depuis un an et demi, un délai qu'elle juge aberrant.

Quand un gouvernement adopte un plan stratégique de lutte contre la violence conjugale et de développement d'un réseau de maisons d'hébergement, ça va faire trois ans cet été que ce plan est déposé, il est temps d'agir, a soutenu Gaelle Fedida, coordonnatrice politique de l'Alliance MH2.

Les besoins continuent d'être grandissants avec la pénurie de logements, la pandémie, la précarisation de la société québécoise et encore plus des femmes, a ajouté Céline Magontier, responsable des dossiers Femmes au FRAPRU. Le logement social se réalise au compte-goutte, c'est inacceptable et [le gouvernement] doit prendre ses responsabilités.

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