•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Donald Trump n'a pas l'intention de fonder un nouveau parti

Donald Trump devant le micro, souriant.

L'ancien président des États-Unis Donald Trump s'adresse à ses partisans lors de la Conférence d'action politique des conservateurs (CPAC), en Floride, le 28 février 2021.

Photo : Reuters / JOE SKIPPER

Toujours déterminé à en découdre, l'ex-président américain Donald Trump a renoué dimanche avec ses partisans à la Conférence d'action politique des conservateurs (CPAC), à Orlando, où il a prononcé un discours fleuve à saveur électorale.

Sans déclarer directement son intention de se lancer dans la prochaine course à la présidence, en 2024, Donald Trump a, à plusieurs reprises, suggéré qu'il pourrait bien se lancer à nouveau, mais sans plus.

Il a aussi démenti les informations voulant qu'il ait l'intention de fonder son propre parti pour concurrencer les républicains. Une avenue qui serait selon lui contre-productive.

Je ne vais pas lancer un autre parti, ça, ce sont des fausses nouvelles [fake news], a déclaré l'ancien président. Ça serait brillant n’est-ce pas? On va lancer un autre parti et on va diviser le vote pour qu’on ne puisse jamais gagner… Non.

Nous n’allons pas fonder un autre parti. […] Nous avons le Parti républicain, il va s’unifier et être plus fort que jamais auparavant.

Une citation de :Donald Trump, ex-président des États-Unis

Martelant ses accusations de fraude électorale à l'endroit de l'équipe de Joe Biden, dont aucune n'a été prouvée, Donald Trump a déclaré que les démocrates avaient en fait perdu la Maison-Blanche en novembre dernier tout en suggérant à ses partisans qu'ils pourraient la perdre encore.

Ils viennent de perdre la Maison-Blanche. Mais qui sait, qui sait, je pourrais même décider de les battre une troisième fois.

Une citation de :Donald Trump, ancien président des États-Unis.

Le milliardaire a ensuite enfourché ses chevaux de bataille traditionnels en dénonçant le laxisme des démocrates en matière de criminalité, de justice et d'immigration, accusant entre autres ses adversaires d'avoir rouvert les portes du pays à des flots d'immigrants illégaux et de compromettre la sécurité énergétique du pays.

Retour dans l'arène politique

C’est la première fois que l’ancien président prenait la parole publiquement depuis le 20 janvier dernier, le jour où il a quitté officiellement la Maison-Blanche en promettant de revenir sous une forme ou une autre.

Devant les drapeaux, macarons, casquettes et même une statue dorée à son effigie, Donald Trump était en terrain conquis dimanche à la Conservative Political Action Conference (CPAC), qui se veut la grand-messe idéologique conservatrice américaine, qui se déroulait cette année à Orlando.

Est-ce que je vous manque?, a-t-il lancé à la foule qui a répondu par une vague d’acclamation. Et ce n'est pas terminé... du tout, a ajouté Donald Trump, porté par les applaudissements.

Notre mouvement de patriotes américains fiers et travailleurs ne fait que commencer, et à la fin nous gagnerons. Nous gagnerons, a déclaré le milliardaire sur un ton des plus électoral.

Mais comme il l'a rappelé implicitement à ses partisans, Donald Trump n’est plus président, et le chemin vers un éventuel retour au bureau ovale s'annonce long et semé d'embûches pour le politicien de 74 ans.

Malgré l’accueil chaleureux que lui ont réservé ses partisans, Donald Trump doit composer avec un Parti républicain profondément divisé depuis l’assaut mené contre le Capitole par des milliers de ses supporteurs, le 6 janvier dernier, à la suite d’un discours enflammé prononcé devant la Maison-Blanche.

Un geste sans précédent qui lui a valu une mise en accusation pour incitation à l’insurrection. Du jamais vu dans l’histoire politique américaine.

Ajoutons à cela un mandat ponctué de coups de tête, de déclarations à l’emporte-pièce et d’insultes sur les réseaux sociaux autant contre ses adversaires que les membres de sa propre équipe.

Une présidence orageuse, voire parfois erratique, qui aura coûté en fin de compte le contrôle du Congrès et de la Maison-Blanche au Parti républicain.

Toujours des alliés

Des partisans habillés du drapeau des États-Unis avec un microphone.

Des partisans de Donald Trump attendaient son arrivée devant l'hôtel où se tient la Conférence d'action politique des conservateurs (CPAC), en Floride, le 28 février 2021.

Photo : Getty Images / AFP / CHANDAN KHANNA

Malgré ces revers, beaucoup d’électeurs se rangent encore derrière Donald Trump en prévision des prochaines élections.

Selon un sondage publié par le Washington Times, pas moins de 7 électeurs républicains sur 10 aimeraient aujourd’hui que Donald Trump soit le candidat républicain aux présidentielles de 2024.

Si plusieurs élus du Grand Old Party se disent encore prêts à suivre Donald Trump, de nombreux autres ont encore en travers de la gorge la fin désastreuse de son mandat qui a culminé par son refus obstiné de reconnaître sa défaite et le saccage du Capitole par des milliers de ses partisans.

C’est notamment le cas de l'influent chef des sénateurs républicains Mitch McConnell.

Il n'y a aucun doute que le président Trump est, dans les faits et moralement, responsable d'avoir provoqué les événements de cette journée, a-t-il déclaré il y a deux semaines en laissant entrevoir la possibilité d'autres poursuites judiciaires contre Donald Trump. Ses actes ont constitué un manquement honteux à ses devoirs.

Rappelons que dix élus républicains ont voté pour la destitution de Donald Trump à la suite de ces événements et que sept sénateurs ont aussi voté pour sa condamnation pour incitation à l'insurrection.

Une machine bien huilée

D’un autre côté, les républicains pourraient avoir grand besoin de la popularité et de la mobilisation des partisans de Donald Trump lors des élections de mi-mandat, en 2022, pour tenter de reprendre le contrôle du Sénat aux démocrates.

Mon objectif, c'est de gagner en 2022 pour mettre fin au programme le plus radical que je vois venir de la présidence démocrate de Joe Biden, et nous ne pouvons pas le faire sans Donald Trump, avait d’ailleurs rappelé le 14 février dernier le sénateur Lindsey Graham, l'un de ses plus fidèles alliés de Donald Trump.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !