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Vacciner les aînés du Québec à domicile ou leur offrir du transport?

L'homme est assis sur une chaise et se fait vacciner. Sa femme prend une photo avec son cellulaire.

Maria Levita prend une photo de son mari, Bruno, qui reçoit une première dose du vaccin contre la COVID-19 à Laval.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Avec les centres de vaccination de masse qui ouvrent et la vaccination à grande échelle contre la COVID-19 qui commence, certaines personnes s’inquiètent que des aînés dans l’incapacité de se déplacer soient laissés pour compte.

Le Parti québécois réclame que la vaccination à domicile leur soit accessible, tandis qu’au Réseau FADOQ, qui représente les personnes de 50 ans et plus, on demande plutôt qu'un moyen de transport vers les centres de vaccination soit fourni à ceux qui le demandent.

Gisèle Tassé-Goodman, présidente du Réseau FADOQ, fait remarquer que la grande majorité des gens vivant en CHSLD et dans les résidences pour personnes âgées ont déjà été vaccinés.

Pour elle donc, la plupart des aînés qui sont en perte d’autonomie ont déjà reçu une première dose du vaccin. Ceux qui vivent à domicile sont en majorité des gens autonomes, avance-t-elle.

Ce qui la préoccupe plus, c’est que certains n’ont pas les moyens de se déplacer.

Elle propose donc, comme l’a déjà d’ailleurs évoqué le gouvernement, d’utiliser les organismes communautaires pour organiser, lorsque cela s’avérera nécessaire, le transport des personnes dans le besoin.

Elle suggère aussi à la population de s’assurer que les personnes âgées qui vivent dans leur entourage ne nécessitent pas d’aide à ce sujet.

Au Parti québécois, on estime cependant qu’il serait tout de même une bonne idée de permettre la vaccination à domicile.

Comme l’indique le député péquiste des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole en matière de santé et de services sociaux, Joël Arseneau, l’idée n’est pas de lancer une campagne de vaccination massive à résidence, mais de prendre en compte les besoins des gens.

Selon lui, les personnes qui reçoivent déjà des soins à domicile et les personnes handicapées pourraient bénéficier de ce service.

Demandant au gouvernement de s’inspirer des meilleures pratiques, il prend l’exemple de la Suisse, où une campagne de vaccination à domicile a été instaurée pour les personnes à mobilité réduite.

M. Arseneau pense que ce service pourrait être mis en place facilement et qu’il n’est question ici que de logistique. On pourrait faire appel aux organismes communautaires et peut être aux paramédics, suggère-t-il.

Vaccination à domicile à Montréal

L’option de la vaccination à domicile est déjà envisagée par le gouvernement, selon le ministre de la Santé Christian Dubé, qui en a fait mention en conférence de presse jeudi.

Elle a en fait déjà été mise en pratique, du moins à Montréal, puisqu’une campagne de vaccination visant les aînés vivant dans des habitations à loyer modique (HLM) a été mise en branle depuis le 19 février.

On vise à vacciner ainsi 10 500 personnes de 60 ans et plus dans 138 HLM de la métropole.

C'est des gens à faible revenu, des gens démunis, des gens qui ont un peu le même profil de mobilité, d'âge ou de santé que des gens en résidence pour personnes âgées, précise le directeur des communications de l’‎Office municipal d'habitation de Montréal, Mathieu Vachon.

Cette initiative ne satisfait pas Joël Arseneau, qui reproche aux autorités de la santé de l’avoir mal annoncée. Il précise que certains locataires visés par la campagne de vaccination ont cru être victimes de fraude en recevant un appel automatisé leur annonçant que des gens se rendraient chez eux pour les vacciner.

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