•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manifestations en Argentine pour dénoncer les « vaccinations VIP »

Une femme crie lors d'une manifestation à Buenos Aires, en Argentine, le 27 février 2020.

Des milliers de manifestants ont pris la rue dans diverses villes d'Argentine samedi pour protester contre la vaccination « d'amis du pouvoir » en priorité.

Photo : Reuters / AGUSTIN MARCARIAN

Agence France-Presse

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi en Argentine contre les « vaccinations VIP », un scandale qui a coûté son poste au ministre de la Santé.

Brandissant des drapeaux bleus et blancs, les manifestants se sont rassemblés devant le siège du gouvernement sur la Plaza de Mayo à Buenos Aires, ainsi que dans plusieurs autres villes.

Rendez-moi mon vaccin, Qu'ils partent tous, Cessez de gaspiller notre argent, pouvait-on lire sur leurs pancartes.

Le scandale avait éclaté la semaine dernière lorsqu'un journaliste avait déclaré à la radio avoir été vacciné grâce à son amitié avec le ministre de la Santé, Ginés Gonzalez Garcia, qui a dû démissionner dans la foulée à la demande du président Alberto Fernandez.

Des manifestants protestent devant la Casa Rosada, à Buenos Aires, le 27 février 2020.

« Rendez-moi mon vaccin », « Cessez de gaspiller notre argent », pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants dans les rues de villes argentines, samedi, pour protester contre le scandale des vaccinations VIP.

Photo : Reuters / AGUSTIN MARCARIAN

Priorité aux amis du pouvoir

Lundi, le gouvernement a publié une liste de 70 personnes ayant reçu le vaccin en dehors de la campagne officielle lancée fin décembre, où figurent le ministre de l'Économie de 38 ans et l'ancien président Eduardo Duhalde, son épouse et leurs enfants.

Ils ont commencé par vacciner les amis du pouvoir, a déclaré Irene Marcet, qui a manifesté sur la Plaza de Mayo. Ils volent la vie de quelqu'un d'autre.

Sur les grilles devant la Casa Rosada, siège exécutif du pouvoir argentin à Buenos Aires, les manifestants ont accroché d'énormes sacs mortuaires noirs avec les noms des dirigeants pro-gouvernementaux vaccinés.

Des sacs mortuaires noirs sont suspendus devant le palais présidentiel.

Les manifestants ont accroché d'énormes sacs mortuaires noirs avec les noms des dirigeants pro-gouvernementaux vaccinés, un symbole pour signifier qu'ils volent la vie d'autres personnes.

Photo : AFP / ALEJANDRO PAGNI

Un acte barbare

Le président a condamné ces actes. Cette action regrettable ne fait que montrer comment de nombreux opposants conçoivent la République. Ne restons pas silencieux face à un acte aussi barbare, a-t-il réagi sur Twitter.

Les manifestations se sont déroulées sans incident, hormis quelques frictions entre opposants et militants syndicaux devant la résidence officielle du président à Buenos Aires.

L'Argentine, avec une population de 44 millions de personnes, a déjà recensé plus de deux millions de cas et près de 52 000 décès dus au coronavirus. Un million de personnes ont été vaccinées, selon le gouvernement.

L'Argentine a reçu 1,22 million de doses du vaccin russe Sputnik-V, environ 580 000 doses de Covishield, de l'Institut indien du sérum, et 904 000 vaccins du laboratoire chinois Sinopharm.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !