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Des manifestants réclament l'état d'urgence environnementale

Plusieurs personnes qui portent un masque couvrant leur bouche et leur nez marchent dans la rue tenant une bannière géante sur laquelle il est inscrit: Rebel for life. En arrière-plan les gratte-ciel du centre-ville et un ciel bleu.

Des manifestants d'Extinction Rebellion à Vancouver le 27 février 2021.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lepoutre

Radio-Canada

Le mouvement écologiste Extinction Rebellion a réclamé plus d'actions en faveur de l'environnement et de la justice sociale, lors d’une manifestation au centre-ville de Vancouver dont le cortège a défilé jusqu’à la Cour suprême de la Colombie-Britannique.

Une cinquantaine de personnes se sont réunies sur les marches du Musée des beaux-arts samedi pour écouter ou prononcer des discours enflammés. Les nombreuses pancartes brandies par les manifestants affichaient entre autres « Urgence environnementale », « Changer ou mourir » et « Il est temps d'agir maintenant ».

Le mouvement adresse quatre demandes au gouvernement :

  • Une transformation du système pour une société plus juste et respectueuse de l'environnement
  • La déclaration de l'état d'urgence environnementale
  • Un plan pour mettre fin au déclin de la biodiversité, et réduire les émissions de gaz à effet de serre
  • La création d'une assemblée citoyenne

Pourtant, dans son budget du 18 février 2020, la Colombie-Britannique a octroyé 419 millions de dollars de plus sur trois ans pour protéger et construire une économie verte. L’investissement comprend des incitatifs pour l’achat de véhicules électriques, la construction de bornes de recharge et de l’aide pour encourager les entreprises à réduire leurs émissions.

La province souhaite aussi encourager la recherche et les projets pour les transports durables. Elle propose notamment une exemption de taxe pour les avions électriques.

Des jeunes assis ou debouts sur les marches du devant d'un édifice avec des pancartes et une grande bannière verte.

Le mouvement Extinction Rebellion lancera bientôt le « Printemps de la Rébellion ».

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lepoutre

Manifester en temps de pandémie

Pour Karly Pinch d'Extinction Rebellion, la pandémie a mis sur pause la mobilisation citoyenne pour le climat.

Faire des actions pendant la pandémie c'est compliqué. On ne peut pas avoir des centaines de gens dans les rues.

Une citation de :Karly Pinch, membre d'Extinction Rebellion

Mais la pandémie a aussi éveillé les consciences, dit-elle : On a vu que la communauté c'était important, que la santé c'était important.

Militantisme plus radical

On est à l’orée de l’essor d’une vague plus radicale en matière d’environnement, estime David Morin, professeur à l’Université de Sherbrooke et codirecteur de l’Observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violent. Il y a des groupes qui vont décider d’avoir une approche plus pragmatique [...] et une frange plus violente qui pourrait entreprendre des actions contre les biens.

La frustration de voir que les gouvernements ne bougent pas assez vite, que certaines entreprises continuent de ne pas assez se préoccuper de l’avenir de la planète [...] risque d’amener le mouvement vers un durcissement ou vers une phase où il va être beaucoup plus global, ajoute David Morin.

Né au Royaume-Uni en octobre 2018, le groupe s’est fait connaître par des coups d’éclat dans plusieurs capitales au printemps 2017.

Depuis, différents chapitres ont essaimé un peu partout dans le monde. Ils adhèrent aux principes de base du mouvement, mais s’organisent chacun à leur façon.

Extinction Rébellion entend lancer le « Printemps de la rébellion ». Il fixe aux manifestants un rendez-vous le 1er mai pour des actions pacifiques devant l'Assemblée législative à Victoria.

D'après des informations d'Alexandre Lepoutre.

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