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Menacée à une station de LRT, une musulmane accuse un policier de s'être moqué d’elle

Une femme portant un voile marche sous une fine neige, à Montréal.

Cinq attaques de ce genre ont eu lieu en 10 semaines à Edmonton.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Une musulmane qui dit avoir été menacée à la station Century Park du train léger d’Edmonton (LRT) le 17 février affirme qu’un agent l’a déconseillé de porter plainte lorsqu’elle a contacté la police.

L’étudiante dans la vingtaine, qui porte le hijab, croit que l’attitude du policier a été motivée par la couleur de sa peau noire et sa religion.

J’ai subi deux traumatismes, affirme la jeune femme qui souhaite rester anonyme.

Je dois gérer le traumatisme de l'attaque et celui provoqué par le rejet du policier.

Une citation de :La jeune femme qui souhaite garder l'anonymat

Il a ri de moi

L’étudiante raconte avoir contacté la ligne téléphonique pour les situations non urgentes de la police deux heures après l’incident.

Elle affirme qu’un policier lui a déclaré qu’il ne servirait à rien de remplir un rapport et qu’il a ri d’elle à la fin de la conversation.

Il m’a dit que je devrais être satisfaite de ce que les agents de la paix ont fait. Il ne voulait pas m’aider, dit-elle. J’essaie simplement de faire la bonne chose et de rendre service à la ville en rapportant [l’incident]. C’est ce qu’on est censé faire si on le peut. Et il a ri de moi.

Selon elle, les agents de la paix qui lui sont venus en aide à la station de LRT après l’incident lui ont dit que la police considérerait probablement l’incident comme du harcèlement.

Il [le policier] ne m’a pas permis de porter plainte, dénonce l’étudiante. Je lui ai dit qu’une simple plainte pour harcèlement que les agents de la paix pouvaient rédiger ne me satisfaisait pas.

Je lui ai dit que c’était plus que du harcèlement. J’ai été menacée. Ma sécurité a été compromise et ce n’est pas acceptable.

Une citation de :La jeune femme qui souhaite garder l'anonymat

Selon la jeune femme, la réaction du policier démontre un manque d’empathie envers les personnes victimes de racisme et mine la lutte contre l’islamophobie à Edmonton.

Un comportement professionnel et empathique

Dans une déclaration écrite, le Service de police d’Edmonton affirme avoir évalué l’interaction entre le policier et la jeune femme grâce à l’enregistrement de l’appel.

Selon la police, l’agent avec lequel s’est entretenue l’étudiante a eu un comportement professionnel et empathique.

L’évaluateur a rassuré l’appelante sur le fait que la police prend ce genre d’incidents très au sérieux. L’appelante était très reconnaissante des conseils prodigués et a remercié l’évaluateur à la fin de l’appel, affirme un porte-parole d’EPS.

Dans sa déclaration, la police affirme également que la jeune femme a précisé être satisfaite de l’information reçue et qu’elle ne sentait pas le besoin de porter plainte.

L’EPS est satisfait du haut niveau de professionnalisme et de compassion démontré par l’évaluateur pendant l’appel, affirme le porte-parole d’EPS dans sa déclaration.

Il ajoute que la police fait circuler des images de caméras de surveillance au sein de ses équipes afin d’identifier le suspect.

Demande d’excuses

De son côté, la jeune femme réclame des excuses écrites de la part du policier. Elle demande également à la police d’Edmonton de condamner publiquement les récentes attaques racistes contre des femmes musulmanes.

Cette attaque est la cinquième de ce genre, en 10 semaines à Edmonton.

La jeune femme souhaite qu’il y ait une présence accrue de patrouilles de sécurité dans les transports en commun : L’islamophobie a atteint des niveaux records et doit être combattue.

Cette déclaration d’EPS ne sera pas suffisante, dit l'étudiante. Elle devra travailler très fort pour rétablir la relation avec la communauté musulmane parce qu’elle se désintègre.

Avec les informations de Wallis Snowdon

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