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Vaccin : Québec devrait prioriser les gens atteints du cancer, selon des oncologues

Une personne âgée reçoit le vaccin à Brasilia, au Brésil, le 2 février 2021.

Le président de l’AMHOQ a envoyé une lettre au directeur de la campagne de vaccination du Québec pour lui demander d’élargir les critères de priorisation aux personnes atteintes du cancer, ainsi qu’à leur entourage.

Photo : Reuters / Ueslei Marcelino

Radio-Canada

Les patients atteints du cancer et leurs aidants naturels devraient figurer en haut de la liste de priorités pour être immunisés contre la COVID-19, affirme l'Association des médecins hématologues et oncologues du Québec.

Les patients souffrant du cancer sont actuellement vaccinés en fonction de leur âge, comme c’est le cas pour le reste de la population.

Une décision injustifiée, selon le président de l’AMHOQ, le Dr Martin Champagne. Il prévient qu’une infection à la COVID-19 représente un risque majeur pour ces personnes… ce qui pourrait monopoliser les ressources hospitalières, déjà fragilisées par la pandémie.

Ce sont des patients à grand risque de complications et de séquelles qui peuvent être préjudiciables au traitement de leur maladie, mais aussi entraîner une surcharge du système de santé. Donc, il faut tout faire pour les protéger.

Une citation de :Le Dr Martin Champagne, président de l’Association des médecins hématologues et oncologues du Québec

C’est d’ailleurs ce que recommande le National Comprehensive Cancer Network, une alliance de 30 centres de cancérologie américains, rappelle-t-il.

Des conséquences multiples

Le Dr Champagne a été témoin des dommages causés par le virus chez ses propres patients au cours des derniers mois. L’une de ses patientes a par exemple développé une fatigue telle lors de sa période de réadaptation qu’elle n’a pas réussi à reprendre ses traitements contre le cancer.

C’est pourquoi il a envoyé au directeur de la campagne de vaccination du Québec une lettre qui demande d’élargir les critères de priorisation aux personnes atteintes du cancer ainsi qu’à leur entourage.

Martin Champagne, président de l’Association des médecins hématologues oncologues du Québec.

Martin Champagne a écrit aux autorités pour demander des changements à la stratégie de vaccination du Québec.

Photo : Radio-Canada

L’oncologue souligne qu’une revue de la littérature de la Direction québécoise du cancer a démontré que ces patients pouvaient être vaccinés sans risque pour leur santé.

Le taux de protection conférée par le vaccin est peut-être moindre que celui d’une personne au système immunitaire normal, admet-il, mais c’est pour ça qu'il faut vacciner les proches aidants et les proches de la famille.

Le gouvernement de François Legault a annoncé le 23 février que les personnes de 85 ans et plus pourront être vaccinées dès la semaine du 1er mars et auront la priorité pour 14 jours. Ce n’est qu’à l’arrivée d’autres cargaisons de vaccins que la campagne sera élargie aux personnes âgées de 70 ans et plus et à celles atteintes de maladies chroniques qui les rendent plus vulnérables à la COVID-19.

Ailleurs au pays

Le Dr Champagne a d’ailleurs mentionné dans sa lettre que les stratégies de certaines autres provinces étaient plus sensibles à la vulnérabilité des patients atteints du cancer.

En Ontario, les personnes atteintes de maladies chroniques à haut risque et leurs fournisseurs de soins pourraient faire partie de la deuxième phase du programme de vaccination. Et la Colombie-Britannique priorise les personnes extrêmement vulnérables cliniquement âgées de 16 à 69 ans dans sa phase 3.

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